Par Fontenelle
3. Slaves vient de slava(\a. gloire), et veut dire hommes illustres» (G* k^
sait de ces andeos SbTes, c'est qnlls étaient des conquérants. Os bâtirent la Tille de Ho? ogorod la grande, sitnée sor one ririère narigable dès sa source, laquelle jouit longtemps d'un flmssauit commerce, et fut une puissante alliée des Tilles anséatiques. Le czar iTan BasiloTitz ' la conquit en 1&67, et en emporta toutes les richesses, qui contribuèrent à la magnificence de la cour de Moscou, presque inconnue jusqu'alors.
Au midi de la province de Smolensko, tous trourei la pro- Tince de KioTie, qui est la petite Russie, aTec une partie de la Russie rouge, ou nikraine, traTersée parle Dnieper, que les Grecs ont appelé Borjslhène. La diflérence de ces deux noms, fun dur à prononcer, Tautre mélodieux, sert à faire Toir, aTec cent autres preuTes, la rudesse de tons les anciens peuples du ?lord, et les grâces de la langue grecque. La capitale Kiou, autrefois BsoTie, fut bâtie par les empereurs de Constantinople, qui en firent une colonie : on j Toit encore des inscriptions grecques de douze cents années ; c'est la seule Tîlle qui ait quelque antiquité dansces pa js où les hommes ont Técu tant de siècles sans bâtir des murailles. Ce fut là que les grands-ducs de Russie firent leur résidence dans le XI' siècle, aTant que les Tartares asserrissent la Russie.
Les Ukraniens, qu'on nomme Cosaques, sont un ramas d'aadens Roxelans, de Sarmates, de Tartares réunis. Cette contrée làisait partie de l'ancienne Srythie. Il s'en faut beaucoup que Rome et Constantinople, qui ont dominé sur tant de nations, soient des pays comparables pour la fertilité a celui de l'Ukraine. La nature s'efforce d'y faire du bien aux hommes; mais les hommes n'y ont pas secondé la nature: riTaot des fruits que produit une terre aussi inculte qoe féconde, et TÎTant encore plus de rapines; amoureux à l'excès d'un bien préférable à tout, la liberté, et cependant ayant serri tour à tour la Pologne et la Turquie. Enfin, ils se donnèrent à la Russie, en 165^, sans trop se soumettre; et Pierre les a soamis.
. Les autres nations sont distinguées par leurs Tilles et leurs bourgades. Celle-ci est partagée eo dix régiments. A la tête deces dix régiments était un chef élu à la pluralité des Toix, nommé hetman ou itinan. Ce capitaine de la nation n'aTait pas le pouToir tnpréme. C'est aujourd'hui un seigneur de la cour que les souTerains de Russie leur donnent pour hetman; c'est un Térilable gou- Teroeur de prorince, semblable à nos gouTemeurs de ces pays d'états qui ont encore quelques priril^es.