POPULATION, FINANCES, ARMÉES, USAGES
Report. . . . 678,450
Paysans dépendants immédiatement de la couronne, environ . . 555,000 Employés aux mines de la couronne, tant chrétiens que maho-
métans et païens 64,000
Autres paysans de la couronne travaillant aux raines et aux fabriques des particuliers 24,200
Nouveaux convertis à TÉglise grecque 57,000
Tartares et Ostiaks païens 241 ,000
Bourses, Tartares, Morduates, et autres, soit païens, soit grecs,
employés aux travaux de Tamirauté 7,800
Tartares contribuables, appelés tepleris et hohililz, etc. . . . 28,900 Serfs de plusieurs marchands et autres privilégiés, lesquels, sans
posséder de terres, peuvent avoir des esclaves 9,100
Paysans des terres destinées à l'entretien de la cour 418,000
Paysans des terres appartenantes en propre à Sa Majesté, indépendamment du droit de la couronne 60^500
Paysans des terres confisquées à la couronne 13,600
Serfs des gentilshommes 3,550,000
Serfs appartenant à l'assemblée du clergé, et qui défrayent ses
dépenses 37,500
Serfs des évoques 116,400
Serfs des couvents, que Pierre avait beaucoup diminués . . . 721 ,500
Serfs des églises cathédrales et paroissiales 23,700
Paysans travaillant aux ouvrages de l'amirauté, ou autres ouvrages
publics, environ 4,000
Travailleurs aux mines et fabriques des particuliers 16,000
Paysans des terres données aux principaux manufacturiers. . . 1 4,500
Travailleurs aux mines de la couronne 3,000
Bâtards élevés par des prêtres 40
Sectaires appelés raskolnikis 2,!00
Total. . . . 6,646,390
Voilà en nombre rond six millions six cent quarante mille mâles payant la capitation. Dans ce dénombrement, les enfants et les vieillards sont comptés, mais les ûlles et les femmes ne le sont point, non plus que les garçons qui naissent depuis l'établissement d'un cadastre jusqu'à la confection d'un autre cadastre. Triplez seulement le nombre des têtes taillables, en y comptant les femmes et les filles, vous trouverez près de vingt millions d'àmes.
Il faut ajouter à ce nombre l'état militaire, qui monte à trois cent cinquante mille hommes. Ni la noblesse de tout l'empire, ni les ecclésiastiques, qui sont au nombre de deux cent mille, ne sont soumis à cette capitation. Les étrangers dans l'empire sont tous exempts, de quelque profession et de quelque pays qu'ils