‹ Œuvres complètes de VoltaireChapitre 295 sur 420 · Avril 1697. (Note de Voltaire · texte numérisé non relu

Avril 1697. (Note de Voltaire

61; FUESIÈIE PAITIE. — CHAPITHE IX.

Mbw»Mite sar les Pilus-Méotides H vers li WÊiBt Gaspiouie SBffisaÂeBt pfts à ses {«T^efe de nuùe. de conmeroe et de poissww: k çkflre nèiDe, qiie font rêfomaliBar désire Mràemuimomt, ■Vtùl Bî «1 Fersie m en Turquie: eUe «lail dans notre partie de rEoTfîfKL où ÎOB flerms^ les piAds talent «a tout geiire. Eafim ftcffre ne Tonlait iiitrM3idre dans ses Éttfe ni ies moiars targues iD te^ liersanes. mais les nôtres.

L'iDeotaimeL. en çiierre à la i<«s a^er la Turquie et avec la Franoe. axant pcvar ses allkies fEç^iafrDe. rinçàetorre et la fiailande, -contre le sea] Louis xri\ titart ja^èie à conrlnre la paix, et les jùfliûjKttentàLÎrB «ttaieci àtna asseoïdes an fjjftlean de W^vgmàL, arigirès de la Bsvk

Ce fm dans «s fâmnnstanoes çne Fkure ea son iiniliiiiii iii fDârcmi jeLT rfoiie. an mrâs d'anil ïfîSr. par la grande ^eraparnd, ihe l£ nu vr^VERXt par TEEttrane -pt par la Lmaôe. |irminoes nnlicieàs -r.nideïaffes eifire les bosses, les Sn^tàcûs -ei les Failiaiaà&, «t aDoiÛBB 'Sufis a la Snfide par la if irnf 6es^ armes.

L& iernâte de 1b linmif . la sitcaiira: de Rusa m mi«talr, gtim^waii: tsatiBCfr le nffir- il eioi du mficns la nnàasite «de vair les inrxifiEamnils des GîQaûfiIie&. Lf 'oninie f ^Lâ^on. irrazvBniBnr de fcjrny, -ga jeit >de J'ian^irB»-^ i] Ioq vfâa^ c^mtsaâstiaùBiL «l |ttrai iteniDiçnffir prai ^«ejairds pour Ja(iiihB9snd&. Ofl&e nandiôle senrc jns a i<Birnîâzr dsns >f oeoir ex csc&r m èfsir gsSi «miciiwbir fte«p la irair le mafSr^ de n» jcf^innes -.

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sorte de magoificence : c'est le même qui fut pris à la journée de Narva, et qui est mort en Suède.

Pierre méprisait tout ce faste; il eût été à désirer qu'il eût également méprisé ces plaisirs de table dans lesquels l'Allemagne mettait alors sa gloire ^ Ce fut dans un de ces repas, trop à la mode alors, aussi dangereux pour la santé que pour les mœurs, qu'il tira l'épée contre son favori Le Fort ; mais il témoigna autant de regret de cet emportement passager qu'Alexandre en eut du meurtre de Clytus. Il demanda pardon à Le Fort : il disait qu'il voulait réformer sa nation, et qu'il ne pouvait pas encore se réformer lui-même. Le général Le Fort, dans son manuscrit, loue encore plus le fond du caractère du czar qu'il ne blâme cet excès de colère *.

L'ambassade passe par la Poméranie, par Berlin ; une partie prend sa route par Magdebourg, l'autre par Hambourg, ville que son grand commerce rendait déjà puissante, mais non pas aussi opulente et aussi sociable qu'elle l'est devenue depuis. On tourne vers Minden ; on passe la Vestphalie, et enfin on arrive par Glèves dans Amsterdam.

Le czar se rendit dans cette ville quinze jours avant l'ambassade ; il logea d'abord dans la maison de la compagnie des Indes, mais bientôt il choisit un petit logement dans les chantiers de l'amirauté. Il prit un habit de pilote et alla dans cet équipage au village de Sardam, où l'on construisait alors beaucoup plus de vaisseaux encore qu'aujourd'hui. Ce village est aussi grand, aussi peuplé, aussi riche et plus propre que beaucoup de villes opulentes. Le czar admira cette multitude d'hommes toujours occupés, l'ordre, l'exactitude des travaux, la célérité prodigieuse à construire un vaisseau et à le munir de tous ses agrès, et cette quantité incroyable de magasins et de machines qui rendent le travail plus facile et plus sûr. Le czar commença par acheter une barque à laquelle il ât de ses mains un mât brisé ; ensuite il travailla à toutes les parties de la construction d'un vaisseau, menant la même vie que les artisans de Sardam, s'habillant, se nourrissant comme eux ', travaillant dans les forges, dans les corderies, dans ces moulins dont la quantité prodigieuse borde le village, et dans lesquels on scie le sapin et le chêne, on tire l'huile, on fabrique

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