DES NEGOCIATIONS D*ALAND. DE LA MORT DE CHARLES XII
Ces travaux immenses du czar, ce détail de tout Tempire russe, et le malheureux procès du prince Alexis, n'étaient pas les seules affaires qui l'occupassent : il fallait se couvrir au dehors, en réglant Tintérieur de ses États. La guerre continuait toujours avec la Suède, mais mollement, et ralentie par les espérances d'une paix prochaine.
Il est constant que, dans l'année 1717, le cardinal Albéronî, premier ministre de Philippe V, roi d'Espagne, et le baron de Gôrtz, devenu maître de l'esprit de Charles XII, avaient voulu changer la face de l'Europe en réunissant Pierre avec Charles, en détrônant le roi d'Angleterre George I*', en rétablissant Stanislas en Pologne, tandis qu'Albéroni donnerait à Philippe son maître la régence de la France. Gôrtz s'était, comme on a vu*, ouvert au czar même. Albéroni avait entamé une négociation avec le prince Kourakin, ambassadeur du czar à la Haye, par l'ambassadeur d'Espagne, Baretti Landi, Mantouan transplanté en Espagne ainsi que le cardinal.
C'étaient des étrangers qui voulaient tout bouleverser pour des maîtres dont ils n'étaient pas nés sujets, ou plutôt pour euxmêmes. Charles XII donna dans tous ces projets, et le czar se contenta de les examiner. Il n'avait fait, dès l'année 1716, que de