PEINTURES DE LA BASILIQUE DE NÔLE. S, FÉLIX A
l'évêque NIGÉTUS.
« Maintenant je veux que vous considériez la longue suite de peintures qui couvrent les murailles, dût votre tête renversée se fatiguer à contempler les images suspendues aux arcades. La peinture fidèle a réuni tout ce que célébrèrent les cinq livres du vieux Moïse : les triomphes de Josué et la courte histoire de Ruth, courte mais féconde. Ruth suit sa sainte mère. Orpha l'abandonne. Combien de destinées se divisent comme celles de ces deux sœurs... On demandera peut-être pourquoi, suivant une coutume encore rare, nous avons peuplé
(i) s. Paulini Ep. xii, ad Severtm.
dMmages vivantes ces pieuses demeures? J^en expliquerai les causes. Voyez venir des campagnes celU foule grossière! Réchauffés par la foi, ils on quitté leurs lointaines demeures. Us ont méprisa les frimas et les neiges, veillant de longues nuiis dissipant le sommeil par la joie, et les ténèbre par la clarté de leurs torches. Mais plût à Diei qu'ils ne mêlassent point à leur paisible allégressi la profanation de leurs banquets ! Dignes d'indu! gence pourtant, parce que leur ignorante simpli cité pense que les saints se réjouissent à Todeui du vin répandu sur leurs tombeaux. C'est poui tromper leurs ennuis que nous avons estimé util (le remplir la maison sainte de ces pieuses image expliquées par des inscriptions. Tandis qu'ils si montrent les unes et se font lire les autres, le heures de l'attente et de la faim s'écoulent, h temps des festins s'échappe, et les coupes vidée sont moins nombreuses... La leçon de Texempl pénètre dans la mémoire avec les réprésentation sacrées, chacune poite avec elle son enseignemen et sa prière (1). »
(1) s. Paulini Natalis ix, de Adventu Nicetœ episcopi e Dacu qui ad natalem S. Felicis occurrerat.