‹ Œuvres complètes der A.F OzanamChapitre 10 sur 243 · DANS U SÉANCE GÉNÉRALE DU 1" MAI · texte numérisé non relu

DANS U SÉANCE GÉNÉRALE DU 1" MAI

Bien que, à cause de la faiblesse de ma santé, les plus brefs discours me soient interdits, je ne puis cependant résister au désir de vous adresser quelques paroles, pour vous exprimer l'émotion que j'éprouve en me trouvant au milieu de vous, bien-aimés Confrères en saint Vincent de Paul, et pour vous dire combien je suis reconnaissant de tous les témoignages d'intérêt et d'affection que .vous m'avez prodigués. Pour un inconnu, pour un étranger, pour un homme dont la plupart d'entre vous ignoraient même le nom, vous avez adressé à Dieu les plus ferventes prières. Doux effet de cette fraternité chrétienne, qui fait de nous des amis, avant même que nous ayons échangé un regard, avant d'avoir entendu le son de nos voix, avant de nous être serré affectueusement la main. Ce senti-

rabilmente si manifesta trà i Membri délia Società di S. Vincenzo De' Paoli. — E di questi confratelli potrebbe il mondo ripetere ciô che stupiti «Jicevano i Pagani dei primitivi cristiani, éome ne attesta Tertulliano : — Vedete corne mnno amanil

Signori Confratelli, compatite, se corne uno dei primogeniti délia nostra Société, mi prevalgo délia mia esperienza per renderle una solenne testimonianza. — Quando vengono per un cristiano i giorni eattivi délia vita, quando egli si trova oppresso da grave in ferai i ta, allora è il lempo più propizio di riandar col pensiero il passato, e quivi rimembrando il bëne o il maie fatto, servirsi délia memoria di questo a maggior pentimento, di quello a consolazione e conforto délie presenti àfffl* zioni. Ed io essendo in siffalta condïzione non trovo maggior conforto cbe di richiamare spesso alla mente quel poco di bène, chè in rimedio a tanto maie, ëbbi occasione di farë nella Società di S. Vincenzo De^Paoli nei primi félici anni di mia gioventû*. - — E quatito di consolazione mi arrechino cotai pensieri, ora particolarmente che non so se Iddio mi concederàfpiù a lungo di goderè i béni delta nostra Società, non so ësprimervi a parole. — Non invano fù scritta quella bellissima parola délia Santa Scritlura : « Beatus qui intettigit su- « per egenum et pauperem, in die mala liberabit eum « Dominm. » — Signori Confratelli, io ben di cuore

ment d'amour fraternel, qui unit sur ht terre tous les catholiques, et qui de teint de peuples divers né fait qu'une seule famille, se relrouve au plus haut degré partrii les membres de la Société de Saint-Vincent de Paul. Le monde pourrait dire d'eux ce que les païens étonnés disaient des premiers chtétièns, ainsi que l'atteste Tertullien : Voyez irfimme ils savent s'aimer! ' '

Messieurs et chefs Cbhfrères, pardonnez-moi si, comme un des aînés de notre Société,' je me prévaux d'une longue expérience pour lui rendre un solennel témoignage. Quand viennent pour un chrétien les jours mauvais de la vie, quand il se trouve aux prises avec de graves infirmités, c'est pour lui le moment de remonter, par la pensée, les jours passés, d'évoquer le souvenir du bien ou du mal qu'il a faits : du mal, pour s'en repentit1 de plus en plus; du bien, pour y puiser des motifs de consolation et de soulagement dans l'affliction présente. J'en fais aujourd'hui l'expérience, et j'éprouve la plus grande douceur à repasser dans ma mémoire le peu de bien qu'en regard de taiit de mal j'ai eu occasion de faire au sein de la Société de Saint- Vincent de Paul, dans les premières et heureuses années de ma jeunesse. La parole est impuissante à retracer les consolations que ces souvenirs répandent dans mon âme, maintenant surtout que je ne sais si Dieu m'accordera longtemps encore la joie de voir le bien que fait notre Société. Elle est bien juste et bien vraie, cette admirable parole de la sainte Écriture :

vi auguro giorni felici e tranquilli ; ma è ben difficile passare il corso di questa vita présente senza cbe o prima o dopo venga il giorno cattivo, et allora troverete anche voi un gran conforlo nel rammentare il bene che avrete operato nella Société di S. Vincenzo De' Paoli, e benedirete i momenti che avrete spesi al soccorso di quelli che hanno sofferto forse ancor più di voi. — Queste rimembranze non solo allieveranno le vostre aftlizioni, ma saranno occasione di farvi sempre più andare innanzi nel bene.

£ ciô si puô facilmente ottenere colF accrescere il numéro dei Socj. — Al quale accrescimento vi deve anche fortemente eccilare il numéro grandissimo dei povcri, che han bisogno dei vostri soccorsi. — In principio fù utile, fù necessario esser pochi, che si formasse corne un nucleo vivo, capace di germogliare, di stendere rami e di portare frutti. Ed io mi rallegro con voi che abbiate dato cominciamento alla vostra Conferenza simile al tutto alla prima instituzione che ne fù fatta in Parigi ; giacchè anche voi incominciaste con otto membri, anche voi cominciaste nel mese dei fiori, niese con-7 sacra to a Maria SS. nostra spéciale Proteggitrice. — E molto più mi rallegra il vedere corne anche tra voi si

Reatus qui intelligit super egenum etpauperem, in die mala liberabil eum Dominml Heureux celui qui a l'intelligence de sa mission près du pauvre et de l'indigent; le Seigneur lui viendra en aide aux jours mauvais. — Messieurs et cliers Confrères, je vous souhaite du fond du cœur des jours heureux et tranquilles; mais il vous sera bien difficile de suivre le cours de la vie présente, sans rencontrer, ou plus tôt ou plus tard, les jours mauvais. Alors, vous aussi, vous trouverez une grande consolation à vous rappeler le bien que vous aurez fait dans la Société de Saint-Vincent de Paul, et vous bénirez les heures employées à secourir des malheureux qui, peut-être, ont souffert plus encore que vous. Ce souvenir allégera vos épreuves, et vous sera en même temps une occasion d'avancer de plus en plus dans la voie du bien.

Pour obtenir plus sûrement ces heureux résultats, il faut chercher à accroître le nombre de vos associés. La multitude des pauvres qui ont besoin de vos secours doit d'abord vous y engager fortement. Dans l'origine, il fut utile, il fut nécessaire d'être en petit nombre, afin de former comme un noyau plein de sève, capable de germer, de pousser des rameaux et de porter des fruits. Et je me félicite avec vous que vous ayez commencé votre Conférence exactement comme l'avaient fait à Paris les premiers membres de la Société. Vous aussi, en effet, vous vous êtes réunis au nombre de huit; vous aussi, vous avez commencé dans le mois des fleurs, mois consacré à Marie, notre protectrice spéciale.

custodiscano gelosamente le tradizioni e lo spirito délia prima istituzione. Qui lo stesso spirito vive nel vostro Présidente, spira nel vostro Présidente Onorario, il quale porta con tanta dignité e tanta grazia le divise di S. Vincenzo De' Paoli, e soprattutto spira nello zelantissimo e illustre vostro Pastore Monsignor Vescovo Gavi il quale tante prove ne ha date di suo amore a questa nascente Conferenza. E corne non riconoscerei quella stessa cari ta nei membri attivi che con santa emulazione hanno tra loro gareggiato nella cura délie famîglie ad èsfei afiidate; e nei Membri Onorarj e Benefattori che colle loro limosiné hanno tanto contribuito allô incremênto di questa opéra pia?

In due soli anni voi avete fatto grandi progressa ma bisogna crescere ancora, bisogna che la Conferenza di Livorno divenga uno dei centri più operosi délia Société di S. Vincenzo De' Paoli in Italia.

Quelli che spesero e tuttora spendono il maggiore zelo per la propagazione dell' opéra nostra si lagnano d' incontrare due gravissimi ostacoli. Il primo è il rispetto ùmano. Quanti giovani si ascriverebbero volentieri alla Société di S. Vincenzo De' Paoli e porterebbero al servizio del povero tutto il generoso impeto dei loro verdi anni, se non fossero trattenuti dal timoré di esserderisi, quasi tanti bacchettoni, perché quel poco di bene che procuriamo di fare, si fa in nome di Dio e sotto la insegna di un Santo!

Je me félicite plus encore de voir se conserver religieusement parmi vous les traditions et l'esprit de notre Institut. Cet esprit vit dans votre président, il anime votre président honoraire, qui porte avec tant de dignité et de grâce la devise de saint Vincent de Paul. H respire surtout dans votre zélé et illustre pasteur, monseigneur Tévêque Gavi, qui a donné de si grandes preuves de son affection à cette Conférence naissante. Et comment ne pas reconnaître cet esprit et cette charité traditionnels dans les membres actifs qui rivalisent entre eux de soins pour les familles qui leur sont confiées, et dans les membres honoraires ou bienfaiteurs qui ont tant contribué par leurs aumônes au développement de vos bonnes œuvres?

En deux années d'existence, vous avez fait de grands progrès. H faut avancer encore; il faut que la Conférence de Livourne devienne un des centres les plus actifs de la Société de Saint-Vincent de Paul en Italie.

Ceux qui ont déployé et qui déploient encore le plus de zèle pour la propagation de notre Œuvre se plaignent de rencontrer deux principaux obstacles. Le premier est le respect humain. Que de jeunes gens qui s'inscriraient volontiers parmi les membres de la Société de Saint-Vincent de Paul, et qui porteraient dans le service des pauvres toute la généreuse ardeur de leurs vertes années, s?ils n'étaient retenus par la crainte d'être raillés, parce que le peu de bien que nous essayons de faire, nous le faisons au nom de Dieu sous le patronage d'un saint!

A questi bisogna rispondere : che un taie timoré doveva essere molto maggiore negli otto giovani studenti, i quali, mossi dalle parole che alcuni loro condiscepoli scagliavano a scherno del Cattolicismo, cominciarono la Société di S. Vincenzo De' Paoli. — In quai Città infatti il rispetto umano era più forte in quei tempi che in Parigi? — Ma essi non curarono ciô che al di fuori si sarebbe dette, sicuri che verrebbe il giorno délia verità e délia giustizia. — A codesli timorosi del rispetto umano bisogna rispondere ancora : che quando i primi membri délia Société ebber salite le seule del povero, spezzato il pane alla piangente famiglia, mandati aile scuole i ragazzi negletti, quando si conobbe che essi erano i veri amici del popolo, allora trovarono non solamente tolleranza tra quellî del di fuori, ma favore e rispetto. — Imperocchè a questo secolo, sebbene in moite parti corrotto, non puô negarsi questa Iode, che onora e rispetta coloro i quali si dedicano a migliorare la sorte del popolo, a far più leggiero il giogo dei bisogni che piegano la fronte dei dolenti figli di Adamo. — Quando in Francia nei giorni luttuosi del i 793, si spogliavano chiese ed altari, non si dubitô di proporre una statua a S. Vincenzo De' Paoli benefattore délia umanità. E mi sia permessa quella parola in un cerlo senso temeraria e sacrilega : mercè del bene procuralo al popolo, anche gli empj perdonarono che si amasse Iddio. — Dite final mente a cotesti cui il rispetto umano è d' impedimento, che forse poteva compatirsi la loro timidezza nei primi tempi, quando le

Répondez-leur qu'une semblable crainte aurait dû, à plus forte raison, arrêter les huit jeunes étudiants qui, émus des paroles méprisantes qu'adressaient aux catholiques quelques-uns de leurs condisciples, commencèrent la Société de Saint-Vincent de Paul. Dans quelle ville, en effet, le respect humain est-il plus fort qu'il ne l'était, à cette époque, dans Paris? Toutefois ces jeunes gens n'eurent aucun souci de ce qu'on pourrait dire d'eux, sûrs qu'ils étaient de voir se lever le jour de la vérité et de la justice.

Répondez encore à ces captifs du respect humain qu'à peine les premiers membres de la Société eurent franchi l'escalier du pauvre, distribué le pain à des familles en pleurs, envoyé aux écoles les enfants jusque-là négligés ; à peine eut- on reconnu à ces signes que le peuple avait en eux de vrais amis, qu'ils trouvèrent aussitôt autour d'eux, non-seulement tolérance, mais faveur et respect. Ce siècle, en effet, tout corrompu qu'il soit sur tant de points, honore et respecte, il faut le dire à sa louange, ceux qui se vouent à l'amélioration du sort du peuple et qui cherchent à rendre plus léger le joug qui pèse sur la tête des fils désolés d'Adam. Lorsque, en France, dans les jours funèbres de 1793, on dépouillait les églises et les autels, on n'hésita pas à proposer d'élever une statue à saint Vincent de Paul, bienfaiteur de l'humanité; et, si je puis me servir de ces paroles téméraires et sacrilèges en un sens, les impies, en retour du bien qu'il avait fait aux hommes, lui pardonnaient d'avoir aimé Dieu.

nostre Conferenze non godevano ne il vantaggio del numéro, ne il benefizio di un lungo esperimento. Ma adesso vengano operaj délia terza ora nella vigna del padre di famiglia, già foruita di yendemmiatori, vengano a far parte di una Società già diffusa nei più inçiviliti paesi, nelle più dotte Città délia terra, a Londra corne a Parigi, Berlino non che a Roma. Dio guardi che io esalti le nostre Conferenze il cui sommo pregio è nel tenersi, non segrete, ma oscure, non nascoste, ma umili ! — Perô Iddio e il nostro Santo Patrono mi condoneranno di averlo dettoper il conforta dei deboli. — Vengano tra noi : vi troveranno un numéro di compagni bastante per rassicurare i loro thnori, bastanti esempj di carità per accendere i loro più nobili sentimenti, vi troveranno 1' amicizia cristiana e Y amorevole fratellanza, che non lascftrà loro altro rammarico che di averla troppo lardi conosciuta.

Il secondo ostacolo è un certo dubbio clie la Società di S. Vincenzo De' Paoli sotto il colore délia carità non nasconda un fine politico. In molti luoghi ho veduto nascere questo sospetto, e ci hannocreduti oradi uno, ora di un contrario partito; ciô che già basterebbe a mostrare che non siamo di nessuno. A coloro che hanno

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Dites enfin à ceux qu'arrête le respect humain que peut-être aurait-on pu comprendre leur timidité et y compatir, dans l'origine, alors que nos Conférences n'offraient, ni les avantages du nombre, ni les résultats d'une longue expérience. Mais, aujourd'hui, qui donc peut empêcher les ouvriers de la troisième heure d'entrer dans la vigne du père de faipille,. fiéjà remplie de vendangeurs, et de faire partie d'une société répandue dans les pays les plus civilisés, dans les cités les plus savantes du monde, à Londres comme à Paris, à Berlin aussi bien qu'à Rome ? A Dieu ne plaise que je veuille ici glorifier nos Conférences, qui attachent le plus grand prix à rester, non pas secrètes, mais obscures; non pas cachées, mais humbles ! Si je parle ainsi, Dieu et notre saint patron me le pardonneront, car c'est pour .fortifier les faibles. Que ceux-ci ne craignent donc pas dç venir parmi nous; ils y trouveront assez de frères pour que leur timidité se rassure, assez d'exemples» de charité pour éveiller en eux. la plus noble émulation. Ils y trouveront l'amitié chrétienne et cette affectueuse fraternité qui ne leur laisseront d'autre regret que celui de le$ avoir connues si tard.

Le second obstacle à la propagation de notre OEuvre vient d'une crainte vague que la Société de Saint- Vincent de Paul, sous le voile de la charité, ne cache un but politique. Dans beaucoup de lieux, j'ai vu naître cette crainte ; on nous a crus tantôt d'un parti, tantôt d'un autre tout opposé, ce qui suffirait déjà pour dé-

cosifatta diffidenza si rcplica : che la Società di S. Vincenzo de' Paoli non si è mai intromessa in cose di politica, che lo spirito di partito ne è espressamente escluso, che, la Dio mercè, essa ha potuto tenersi sempre estranea aile cittadinesche passioni ; che questo solo fine ha in mira : santificare i suoi membri mediante P esercizio délia carità a vantaggio del povero cui procura di sovvenire nei suoi temporali e spirituali bisognj. — Testimone Parigi, che anche negli ultimi sconvolgimenti non ha veduto punlo compromessa la Società. Quattro diversi governi in quattro anni si sono in Francia succeduti, e la nostra Società, conservando sempre il suo esclusivo carattere di carità, è stata da tutti rispettata perche non ostile a nessuno. — Testimoni due paesi diversi, anzi contrarj d' ingegno et di costumi, V Olanda retta da un potere poco amico del proselitismo cattolico, la Spagna cattolica bensi, ma sempre sospettosa quando si tratta d' opère nate al di là dei Pirenei. Pertanto quei due governi, fatta la più esatta ricerca, credettero di dovere non che tollerare le Conferenze di S. Vincenzo de' Paoli, ma autorizzarle con solenni decreti. Vivono le nostre Conferenze sotto il dispotismo mitigato che siede sulle rive del Bosforo e del Giordano; e prosperano ail' aria libéra del Messico e degli Stati Uniti.

Perô bisogna confessarlo : toccano le nostre Confe-

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montrer que nous ne sommes d'aucun parti. À ceux qui vous témoigneraient une semblable crainte, il faut répondre : Jamais la Société de Saint-Vincent de Paul ne s'est mêlée de politique ; l'esprit de parti en est absolument exclu, et Dieu merci, elle est toujours restée étrangère aux discordes civiles. Elle n'a qu'un seul but : sanctifier ses membres en exerçant la charité et en secourant le pauvre dans ses besoins temporels et spirituels. Voyez Paris : nos Conférences ne s'y sont trouvées compromises dans aucun des derniers bouleversements. Quatre gouvernements divers se sont succédé en France, dans l'espace de quatre ans, et notre Société, conservant toujours son caractère exclusif de société charitable, est restée entourée du respect de tous, parce qu'elle n'est hostile à personne. Voyez deux autres pays, de mœurs et de caractères bien différents, la Hollande, régie par un pouvoir peu favorable au prosélytisme catholique, et l'Espagne, catholique il est vrai, mais toujours défiante à l'égard des œuvres qui ont pris naissance de l'autre côté des Pyrénées. Eh bien ! ces deux gouvernements, après la plus minutieuse enquête, ont cru devoir non-seulement tolérer les Conférences de Saint-Vincent de Paul, mais encore en autoriser l'établissement par des décrets solennels. Nos Conférences vivent sous le despotisme mitigé qui règne sur les rives du Bosphore et du Jourdain ; elles prospèrent à F air libre du Mexique et des États- Unis.

Du reste, disons-le hautement, nos Conférences s'oe-

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renze, anzi si credono in dovere di mettere una mano benefica alla più grande alla più intéressante délie questioni. Si tratta di spegnere il maie inteso risentimento del povero contro il ricco, e di non permeitere che si scinda la Società fra quelli che hanno e quelli che non hanno. E corne già qui nella vostra ItaJia quando lé irrequiete fazioni insanguinavano le vostre belttssime Città, un fra Giovanni da Vieenza, un S. Bernardino da Sien a ? con in mano un Croeifisso, si gettavano in mezzo aile schiere armate, e pace proclamando, in pace ricomponevano gli opposti partiti ; cosi anche i membri délia Società di S. Vincenzo de' Paoli, sebben deboli assai da non potersi paragonare a siffati Eroi, pure animati dallo stesso spirito, cercano anch' essi d' adoperarsi nella grand' opéra délia conciliazione. .•■■

Anco in questa grande e fiorente Gittà vi saranno dei ricchi, i quali non hanno il comodo, non hanno in tempo di andare da se stessi a soccorrereipoveri. Àndate da questi ricchi et dite loro : se non potete visitareda voi stessi il tuguriodeir indigente, se colla personalepresenza sollevar non potete le suemiserie, eccoci quà, siam noi che faremo le vostre parti, e ci onoreremo di essere nello stesso tempo gK ambasoiatori vostri, i proweditori dei poveri, i sérVityri di ôesù Cristo, Dio dei poveri e dei ricchi ; dèi ricchi il' più grande giacohè lo è per natura, dei poveri i* piûtneritetole giacchè lo è per volonté. — E quindi recandovi entro il tugurio deir abbandonato, e portando colla elemosina vostra e coll' altriii il far-

cupent de la plus intéressante des questions modernes. Regardant comme un devoir d'y porter une main bienfaisante, elles s efforcent d'éteindre les fatals ressentiments du pauvre contre le riche et d'empêcher que la société ne se divise en deux camps, ceux qui ont et ceux qui n'ont pas. De même qu'autrefois, dans votre Italie, quand des factions implacables ensanglantaient les plus belles cités, on voyait un père Jean de Vicence, un saint Bernard de Sienne, se jeter, le crucifix à la main, entre les combattants, proclamer la paix et réconcilier les partis hostiles; de même aujourd'hui les membres de la Société de Saint-Vincent de Paul, bien que leur faiblesse ne permette pas de les comparer à de semblables héros, animés cependant du même esprit, font leurs efforts pour avancer ce grand ouvrage d'une conciliation universelle.

Dans votre vaste et florissante cité, il y a certainement des riches qui n'ont ni la facilité, ni le temps d'aller en personne secourir les pauvres. Allez à eux et dites-leur : Si vous ne pouvez visiter vous-mêmes l'indigent dans sa demeure, s'il vous est impossible de le secourir personnellement, nous voici prêts à nous charger de cette mission; nous tiendrons à honneur d'être à la fois vos ambassadeurs, les pourvoyeurs des pauvres» les serviteurs de Jésus-Christ, de Jésus-Christ, Dieu des pauvres et des riches, le plus grand des riches, puisqu'il Test par sa nature, le plus saint des pauvres, puisqu'il l'est par sa volonté. Vous vous rendrez ensuite sous le toit de l'indigent, et après avoir

maco alla insopportabile indigenza, ne uscirete annimzialori di pace, corne la colomba foriera di nuova alleanza tornava nelF arca con il ramo verdeggiante d' olivo.

adouci ses insupportables misères par vos propres aumônes et par celles d 'autrui, vous sortirez de sa demeure, en messagers de la paix, rapportant, comme autrefois la colombe de l'arche, en signe d'une nouvelle alliance, le rameau vert de l'olivier.

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