‹ Œuvres complètes der A.F OzanamChapitre 110 sur 243 · II. Temps modernes · texte numérisé non relu

II. Temps modernes

Facilités introduites dans le calcul commercial par les chiffres arabes.

Ordonnances de i 675, titre 111.

Code de 1808.

Section 111. — Idée de la comptabilité.

I. La comptabilité est l'art d'établir des comptes. — Les comptes {de compiitare) sont les calculs des opérations rationnelles qui mettent en présence une ou plusieurs sommes reçues, payées, prêtées ou dues, pour régler les droits des parties intéressées.

II. La comptabilité touche donc par ses sommités aux sciences mathématiques. On peut la considérer comme une sorte d'algèbre qui traduit les opérations financières en un langage scientifique, leur donne leur plus simple et leur plus abstraite expression, les combine avec promptitude, rigueur et lucidité, et en dégage l'inconnue, c'est-à-dire la position pécuniaire du spéculateur.

III. La base de la comptabilité est cet axiome : que toute opération est un échange et que rien n'est acquis que par un équivalent fourni. — Ce que reçoit le Commerçant le rend débiteur de celui qui paye : ce qu'il paye le rend débiteur de celui qui reçoit. Tout ce qu'il possède, il le doit; tout ce dont il se dépossède lui donne. De là ces mots : Débit et crédit, doit et avoir; justesse de ces expressions dans le génie de la langue.

IV. La tenue des livres en partie simple consiste à n'admettre, pour chaque opération, que le nom du contractant. Doit N. Avoir de N. Le Commerçant se sous-entend lui-même.

V. Dans la tenue des livres en parties doubles, on rapporte deux fois chaque article, on le transcrit sous deux titres différents. Ces deux titres sont précisément les deux contractants ; on ne crédite jamais l'un sans débiter l'autre, et réciproquement; le résultat est toujours une équation, une balance.

Mais le Commerçant ne se désigne pas lui-môme : il subdivise ses opérations en cinq classes qui deviennent cinq intérêts distincts: — Caisse (numéraire et papier-monnaie), — Marchandises, — Effets à recevoir, — Effets à payer, — Profits et pertes.

Les marchandises qui entrent sont débitrices de la caisse, celles

qui en sortent en sont créditrices. Vendues avec avantage, l'excédant se porte aux profits; vendues au-dessous du prix d'achat, la différence se porte aux pertes. — Utilité de ce mode.

Différence entre la comptabilité et la tenue des livres.

§ IL analyse de la loi. (Code de Commerce, titre II.) Section I. — Indication des livres.

A . — Livres obligés.

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