DES CHOSES
§ 1 . Des choses et de la distinction qu'on en fait.
Section I. Définition.
4. An moment où le législateur prend possession du monde social, il y découvre deux sortes d'éléments divers sur lesquels son empire s'exerce d'une façon différente.
2. D'une part, ce sont des êtres doués d'une activité dont ils ont conscience : par conséquent, ayant en eux-mêmes une force individuelle, inviolable, dont on ne peut prévoir les déterminations, mais, par conséquent aussi, libres de soutenir entre eux ou de rompre des relations morales qu'ils reconnaissent pour obligatoires. — Personnes.
3. D'un autre coté, se rencontrent des êtres passifs, dont l'inertie est le caractère universel, qui obéissent, sans le savoir, à des lois nécessaires, et dont, par conséquent, tous les mouvements tombent sous la prise du calcul mathématique. — Choses (il y faut comprendre les animaux).
4. Au premier abord, on ne voit pas comment les choses, soumises aux règles du législateur éternel, peuvent tomber dans le domaine de nos codes éphémères. C'est qu'elles se trouvent sous la main et sur le passage de l'homme.
5. La plupart des choses ont un rapport avec les besoins de l'homme. Ce rapport constitue leur valeur. Elles deviennent, sous ce point de vue, des richesses, ou, pour parler le langage de la Loi, des biens.
Section II. Division.
4. Les choses sont en général coiyorelles. Il y en a pourtant
d'incorporelles; les procédés, le crédit, etc., qui sont des biens véritables; — les droits considérés comme des biens.