DANS LA SÉANCE DU 30 JANVIER
Je vous demande la permission, messieurs, de vous adresser la parole pour vous exprimer les sentiments que j'éprouve en me trouvant au milieu de vous. Et, d'abord, je vous prie de m'excuser si, me servant de votre admirable langue, je suis exposé à la gâter beaucoup.
Comment pourrais-je retenir l'expression de ma joie lorsque je retrouve, si loin de mon pays, tant de frères qui s'aiment d'une même affection et ne forment qu'une seule famille? Autrefois déjà j'ai ressenti la même émotion en Angleterre, et tout récemment en Castille, où un petit nombre d'amis me reçurent dans une chambre peu spacieuse. Mais je vous assure que, si la chambre était petite, grande était la charité dans les cœurs ! Elle se traduisait dans les regards, dans les
spirito di fraternità che anima e vivifica le Conferenze di S. Vincenzo de' Paoli, e che si propaga uguale e constante in si diverse e lontane parti délia terra, mi commuove di tenerezza; e non so dirvj quanto sia lieto di ritrovarlo ora qui, corne già Y ho trovatô a Genova, a Livorno ed in altre parti d' Italra.
Io ho bisogno di dirvi che non già il merito personale mi ha fatto divenire Vicepresidente del Consiglio Superiore délie Conferenze di Parigi ; ma solo Y anzianità. Imperciocchè voi vedete davanti a voi uno degli otto studenti che, venti anni sono, nel Maggio del 1855, per la prima vol ta si unirono, sotto Y ombra di S. Vincenzo de' Paoli, nella capitale délia Francia.
In quel tempo un numéro indéfini to di principj filosofici ed eterodossi si agitava d' intorno a noi, e noi senlivamo il desiderio e il bisogno di mantenere la noslra fede in mezzo agli attacchi che le muoverano le scuole diverse dei falsi sapienti. Alcuni dei noslri giovani amici erano Materialisti; alcuni Sansimoniani, alcuni Fu rielis! i, altri Deisti. Quando noi Cattolici tentavamo di ricordare a questi infelici le maraviglie del Cristianesimo, essi dicevano tutti : Avete ragione se parlate del passato : il Cristianesimo ha fatto prodigj : ma oggi il Cristianesimo è morto. Ed infatti voi stessi che vi vaq^ late Cattolici che fate voi? dove sono le opère che vi dimostrano tali, e che valgano a far rispettare la vostra credenza? — fn verità noi pensammo che in queato
paroles, dans les serrements de mains ! Je sois profondément touché de cet esprit fraternel qui anime et vivifie les Conférences de Saint-Vincent de Paul, et qui se retrouve constamment le même dans les contrées les plus diverses et les plus éloignées, et je ne saurais vous exprimer combien il est doux pour moi de le rencontrer ici, comme je l'ai rencontré déjà à Gènes, à Livourne et dans d'autres parties de l'Italie.
J'ai besoin de vous dire que ce n'est point par mon mérite personnel que je suis devenu vice-président du Conseil général de Paris, mais uniquement à cause de mon ancienneté. Vous voyez, en effet, devant vous un des huit étudiants qui, il y a vingt ans, en mai 1833, se réunirent pour la première fois, sous la protection de saint Vincent de Paul, dans la capitale de la France.
Nous étions alors envahis par un déluge de doctrines philosophiques et hétérodoxes qui s'agitaient autour de nous, et nous éprouvions le désir et le besoin de fortifier notre foi au milieu des assauts que lui livraient les systèmes divers de la fausse science. Quelques-uns de nos jeunes Compagnons d'études étaient matérialistes; quelques-uns, saint-simoniens ; d'autres, fouriéristes ; d'autres encore, déistes. Lorsque nous, catholiques, nous nous efforcions de rappeler à ces frères égarés les merveilles du christianisme, ils nous disaient tous : « Vous avez raison si vous pariez du passé : le christianisme a fait autrefois des prodiges ; mais aujourd'hui le christianisme est mort. Et, en effet, vous qui vous vantez d'être catholiques, que faites-vous? Où sont les
rimprovero vi era pur troppo ragione, perché noi non facevamo nulla. Fu ailora che noi dicemmo a noi stessi : Ebbene ! operiamo! facciamo qualche cosa che sia consentaneo alla nostra fede. — Ma che farerno noi ? clje potremo fare per essere veramente cattolici se non adoperarci in queiio che più piace a Dio? Soccorriamo dunque il noslro prossimo, corne facea G. Cristo, e mettiamo la nostra fede sotto I' ombra délia cari ta.
In questo pensiero ci riunimmo noi otto ! e non volevamo aprire ad altri le porte, quasi gelosi del nostro tesoro. Ma Iddio voleva altrimenli ; imperocchè mentre noi avevaino desiderato di raccogliere una rislretla société di intimi amici, Egli avea destinato di formare una grande famiglia di fratelli che si diffondesse per una gran parte d' Europa. Vedete quindi che noi non possiamo dircene veramente i fondatori; ma è lddio che Y ha fondata e 1' ha vol u ta cosi.
Mi ricordo che da principio un mio buon amico, preso dalle teorie lusinghiere dei Sansimoniani, mi diceva con senso di compatimento : E che sperate voi di poter fare? Siete otto poveri giovani e presumete di soccorrere aile miserie di una ciltà corne Parigi? E quando anche foste lanti e tanti potreste far sempre ben poco ! Noi invece andiamo raccogliendo idée e sistemi che riformeranno il mondo, e ne sradicheranno le miserie per sempre : quindi farerno in un istanle per
œuvres qui démontrent votre foi et qui peuvent nous la faire respecter et admettre? » Ils avaient raison : ce reproche n'était que trop mérité. Ce fut alors que nous nous dîmes: Eh bien, à l'œuvre! et que nos actes soient d'accord avec notre foi. Mais que faire? Que faire pour être vraiment catholiques, sinon ce qui plaît le plus à Dieu? Secourons donc notre prochain, comme le faisait Jésus-Christ, et mettons notre foi sous la protection de la^harité.
Nous nous réunîmes tous les huit dans cette pensée, et d'abord même, comme jaloux de notre trésor, nous ne voulions pas ouvrir à d'autres les portes de notre réunion. Mais Dieu en avait décidé autrement. L'association peu nombreuse d'amis intimes que nous avions rêvée devenait, dans ses desseins, le noyau d'une immense famille de frères, qui devait se répandre sur une grande partie de l'Europe. Vous voyez que nous ne pouvons pas nous donner véritablement le titre de fondateurs : c'est Dieu qui a voulu et qui a fondé notre Société!
Je me rappelle que, dans le principe, un de mes bons amis, abusé un moment par les théories saintsimoniennes, me disait avec un sentiment de compassion : a Mais qu'espérez-vous donc faire? Vous êtes huit pauvres jeunes gens, et vous avez la prétention de secourir les misères qui pullulent dans une ville comme Paris! Et, quand vous seriez encore tant et tant, vous ne feriez toujours pas grand'chose ! Nous, au contraire, nous élaborons des idées et un système qui réformeront
la uni a ni ta quello che voi non polreste fare in dei secoli. Voi sapete a che siano riuscite le teoriche che lusingavano tanto il mio povero amico ! E noi invece, che egli allorn compativa, di ollo, in Parigi so] tanto, siamo (livenuli duemila; e visiliamo cinqucmila famiglie, cioè in circa ventimila individui? le quali si possono considerare siccome un quarto dei poveri che racchiudono le mura di quella città. Le Conferenzo, in Francia soltanto, sono cinquecento ; e ne abbiaifio in Inghilterra, nella Spagna, nel Belgio, in America e perûno in Gerusalemme. Di qui si vede corne principiando dalle cose umili si possa arrivare a farne di grandi; corne Gesù Grislo che dalla abiezione dei presepio ascèse alla gloria dei Tabor. Di qui si vede corne Iddio ha fatto sua V opéra nostra, e collègue copiose benedizioni ha voluto diffonderla sopra la terra.
Ma quello che mi consola anche di più si è che nel diffondersi in tante parti diverse, non ha la Société nostra punto perduto o mutato lo spirito col quale venne fondata. E queslo occorre che si mantenga e giova tenerne viva la ricordanza. Degnatevi di ascoltarmi, fratelli. — Il nostro scopo principale non fu quello di soccorrere il povero : no; questo fu il mezzo soltanto. Il nostro fine fu quello di mantenerci puri nella fede cattolica, e di propagarla negli altri per mezzo délia carità. Noi volemmo anche prevenire con questo che di noi si
le monde et en arracheront la misère pour toujours ! Nous ferons en un instant pour l'humanité ce que vous ne sauriez accomplir en plusieurs siècles. » Vous savez, messieurs, à quoi ont abouti les théories qui causaient cette illusion à mon pauvre ami ! Et nous, qu'il prenait en pitié, au lieu de huit, à Paris seulement, nous sommes deux mille et nous visitons cinq mille familles, c'est-à-dire environ vingt mille individus, c'està-dire le quart des pauvres que renferment les murs de cette immense cité. Les Conférences, en France seulement, sont au nombre de cinq cents, et nous en avons en Angleterre, en Espagne, en Belgique, en Amérique et jusqu'à Jérusalem. C'est ainsi qu'en commençant humblement on peut arriver à faire de grandes choses, comme Jésus-Christ, qui, de l'abaissement de la crèche, s'est élevé à la gloire du Thabor. C'est ainsi que Dieu a fait de noire œuvre la sienne et l'a voulu répandre par toute la terre en la comblant de ses bénédictions.
Il est bien consolant surtout de penser qu'au milieu de cet accroissement si rapide notre Société n'a rien perdu de son esprit primitif. Permettez-moi de vous rappeler quel est cet esprit, et veuillez me continuer pour cela votre fraternelle attention.
Notre but principal ne fut pas de venir en aide au pauvre, non; ce ne fut là pour nous qu'un moyen. Notre but fut de nous maintenir fermes dans la foi catholique et de la propager chez les autres par le moyen de la charité. Nous voulions aussi faire d'avance une ré-
dimandasse col verso del Salmista : Ubi eut Deu* eorwm? Imperocchè a quei tempi a Parigi ben poca era la religione, e i giovani più timorati si vergognavano di andare alla Chiesa, perché sarebbero stati mostrati a dito e si sarebbe detto di loro che aspiravano a qualche impiego. Ma oggi non è cosi, e si puô asserire grazie a Dio senza tema che i giovani più sapienti c più colti sono eziandio i più religiosi. Al che io credo abbia contribuito in parte anche la nostra Società, ed in questo riguardo elia ha glorificato lddio nelle opère sue.
Sotto questo aspelto io credo quindi un gran bene che lo spirifo délie Conferenze di S. Vincenzo de' Paoli si propaghi oggi in Italia. Questo spirito è cerlamente più necessario ai paesi dove la Chiesa è militante ; e perciô esso fii prezioso per la Francia, quando lddio voile che vi sorgesse. Ne qui sarebbe allora stato tanlo necessario, quando la fede dei vostri padri, pura, ineorrotta, tranquilla, si riposava contenta sulle antiche tradizioni. Ma oggi anche da voi le cose sono cambiale, e le grandi commozioni d' Europa hanno fatto si che anche in Italia possa dirsi essere per la Chiesa tornato il tempo délia baltaglia. Ed io vi diro che me ne rallegro, perché stimo che la Chiesa sia più vicina alla sua gloria quando combatte, e perché penso che non è questo il luogo del suo riposo.
E che la Chiesa esca più grande dalle fatiche lo prova
ponse à quiconque demanderait avec le verset du Psalmiste : Ubi est Deux eorum? Où donc est leur Dieu? Il y avait alors dans Paris bien peu de religion, et les jeunes gens, même chrétiens, n'osaient guère aller à l'église, parce qu'on les montrait au doigt, en disant d'eux qu'ils simulaient la piété pour obtenir des places. Aujourd'hui il n'en est plus ainsi ; et, grâce à Dieu, l'on peut affirmer que les jeunes gens les plus sages et les plus instruits sont en même temps les plus religieux. Je suis convaincu que ce résultat est dû en grande partie à notre Société, et, à ce point de vue, on peut dire d'elle qu'elle a glorifié Dieu dans ses œuvres.
Sous ce rapport, ce serait évidemment un grand bien que l'esprit des Conférences de Saint-Vincent de Paul se propageât aujourd'hui en Italie. Cet esprit est particulièrement nécessaire dans les contrées où l'Église est militante : aussi fut-il très-utile à la France quand Dieu permit qu'il y parût. Il ne vous aurait point été aussi nécessaire alors que la foi de vos pères, pure, calme et tranquille, suivait paisiblement le cours des vieilles traditions. Mais maintenant, pour vous aussi, tout a bien changé : les grandes commotions qui ont agité l'Europe se sont fait sentir en Italie, et l'on peut dire que le temps du combat y est arrivé pour l'Église. Pour moi, je m'en réjouis; car j'estime que quand l'Eglise combat, elle est plus près du triomphe, et je ne pense point qu'ici-bas se trouve le lieu de son repos.
Votre histoire est une preuve éclatante que l'Église
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Ja vostra isloria. E il vostro S. Gregorio Vil, S. Giovanni Gualberto, S. Franeesco e S. Tommaso d'Aquino, e i grandi cattolici, e i Santi del Medio-evo nacquero Ira le contese che le feroci sette muovevano alla fede di Gristo. È quindi da ritenersi che gli aitacchi portati al Caltolicismo sono arra di gloria per esso. Onde il sorgere délia Conferenza nostra in Italia mi pare oggi uji felice augurio dei suoi religiosi destini e quasi un primo sorriso di Dio che voglia presto concedere una fede più forte e avvalorata dal combaltimento a questa bella Italia. Egli è perciô che io vi ringrazio e mi congratulo con voi che siete stati i primi a fondarla nella vostra cara Firenze. Oh ! custodite, o Confratelli, e propagate questo spirito di fratellanza cristiana che informa la SocietàdiS. Vincenzo de' Paoli, e tenete fermoil grande scopo di serbarvi nella vostra fede, e di invitare gli altri a seguirvi nella vostra via.
Ne crediale già che il considerare la carità come il rnezzo di conservare la fede impiccolisca il concetto di quel la sublime virlù. Imperocchè anzi questo contribuisce ad elevarlo, e a mostrarci che nel visitare il povero noi guadagnamo assai più di lui, m entre lo spettacolo del suo misero stato serve a migliorarci, e poné nel nostro cuore un tal senso di gra tiludine per quegl
sort plus grande de chacune de ses luttes. Votre saint Grégoire VU, vos saint Jean Gualbert, saint François, saint Thomas d'Aquin, ces grands catholiques, et tant de saints du moyen âge, naquirent au milieu des combats que des sectes furieuses livraient à la foi chrétienne. C'est une chose digne de remarque que toutes les attaques dirigées contre le catholicisme ont été pour lui autant de préludes de la victoire. Aussi la naissance de nos Conférences en Italie me paraît aujourd'hui d'un heureux augure pour les destinées religieuses de ce noble pays ; c'est comme un premier sourire de Dieu, qui veut faire renaître dans cette belle Italie la foi robuste des anciens jours, retrempée dans le combat. C'est pourquoi je vous rends grâces et je me félicite avec vous de ce que vous avez été les premiers à fonder notre Société dans votre Florence bien-aimée. 0 mes amis, mes confrères ! conservez et propagez cet esprit de fraternité chrétienne, qui est la base de la Société de Saint-Vincent de Paul ; poursuivez avec persévérance le noble but qu'elle se propose, de vous garder fermes dans votre foi et d'amener les autres à la partager avec vous.
Ne croyez point, d'ailleurs, que regarder la charité comme un moyen de conserver la foi, ce soit amoindrir cette sublime vertu. Elle grandira au contraire en nous; nous apprendrons, en visitant le pauvre, que nous y gagnons plus que lui, puisque le spectacle de sa misère servira à nous repdre meilleurs. Nous éprouverons alors pour ces infortunés un tel sentiment de re-
infelici chc noi allora sentiaino davvero di amarli. Oh ! quanle voile io medesimn, abbattulo da qualche intima pena, e talora dal sentimento délia mia mal ferma salute, sono entrato mesto nella casa del povero commesso aile mie cure; e cola, vedendo che vi erano tantipiù infelici di me, mi sono vergognato del mio abbattimento, mi sono sentito più forte a sostenere i miei mali, e quindi ho dovuto ringraziar quel tapino che ^mi avea consolato con Y aspetto délie proprie miserie. Corne allora non amarlo di più ?
Persuadiamocene miei cari : questi sono i prodigj délia carità cristiana. Le Società puramente filantropiche non hannoelemento di vita e di durcvolezza perché si fondano sovra interessi puramente umani. Vi corre il danaro; ma non vi palpita il cuore. Quella carità che dà le lagrime ai mali che non puô riparare, che accarezza e bacia il fanciullo lacero e abbandonato, che porge il consiglio deir amicizia alla gioventù trépidante, che si asside benevola al letto delP infermo, che ascolta, senza dar segni di noia, i lunghi, i ripetuti lamenti dello sfortunato... quella carità, o miei cari, non la puô spirare che Iddio.
Voi non avevate bisogno che io vi spiegassi in che consista lo spirito del nostro consorzio, mentre già ve ne trovo animati nel fondo del oaore. Ma trovandomi Ira mezzo a voi ho sentito il bisogno ed il debito di por-
connaissance, que nous ne pourrons nous empêcher de les aimer. Oh ! combien de fois moi-même, accablé de quelque peine intérieure, inquiet de ma santé mal affermie, je suis entré plein de tristesse dans la demeure du pauvre confié à mes soins, et là, à la vue de tant d'infortunés plus à plaindre que moi, je me suis reproché mon découragement, je me suis senti plus fort contre la douleur, et j'ai rendu grâces à ce malheureux qui m'avait consolé et fortifié par l'aspect de ses propres misères! Et comment dès lors ne l'aurais-je pas d'autant plus aimé?
Soyons-en persuadés, mes amis, ce sont là les prodiges de la charité chrétienne. Les sociétés purement philanthropiques n'ont point ces éléments de force et de durée, parce qu'elles ne se fondent que sur des intérêts purement humains. On y voit répandre l'argent, mais on n'y sent pas battre le cœur. Cette charité, qui mêle ses larmes aux larmes des malheureux qu'elle ne peut consoler autrement, qui caresse et recueille l'enfant nu et abandonné, qui porte les conseils de l'amitié à la jeunesse timide, qui s'assied avec bienveillance au chevet du malade, qui écoule, sans donner signe d'ennui, les longs et lamentables récits de l'infortune... cette charité, ô mes amis ! ne peut être inspirée que par Dieu.
Vous n'aviez pas besoin de m'entendre expliquer en quoi consiste l'esprit de notre association, puisqu'il remplit votre cœur. Mais, me trouvant au milieu de vous, c'était pour moi un besoin et un devoir de vous
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. gervi queste parole, le quali io desidero che voi accettiate corne tradizioni e ricordi di famiglia. Io finisco coi ringraziarvi délia benevolenza di che mi avete onorato. Io sono per tornare ancora per poco in Pisa ove ho, come voi, altri fratelli di S.'Vincenzo. Ma prima di ripatriare io spero di rivedervi. fra qualche mese; e di ritrovarvi sempre più anima ti da quelP amore crescente di carità, e da quello spirito di fratellanza cristianache mi preparava in mezzo di voi una cosi calda e cosi dolce accoglienza. Ne porterô incancellabile la memoria nel cuorè, e a' nostri confratelii di Parigi la testimonianza che sotto '1 bel ciel d'Italia Y albero di San Vincenzo abbia già ravmpolli, degni di gareggiare coi più fioriti rami.
adresser ces paroles; j'ai espéré que vous les recevriez comme des traditions aimées et comme des souvenirs de famille. Je finis en vous remerciant de la bienveillance dont vous m'avez honoré. Je vais bientôt retourner pour quelque temps à Pise, où j'ai, comme vous, d'autres frères en saint Vincent de Paul. Mais, dans quelques mois, avant de regagner ma patrie, j'espère vous revoir encore; j'espère retrouver en vous ces sentiments affectueux que la charité accroît et vivifie, cet esprit de fraternité chrétienne qui m'a préparé parmi vous un si chaleureux et si doux accueil. J'en emporterai dans mon cœur le souvenir impérissable, et j'attesterai devant nos confrères de Paris que, sous le beau ciel d'Italie, l'arbre de saint Vincent de Paul a déjà poussé des rameaux dignes de figurer à côté de ses plus vigoureuses branches.