APPEL À LA VIOLENCE
Ménilmontant, 27 novembre 1868.
M. Ducasse. — Voilà les principes de l’enseignement des petits séminaires : la haine de l’avenir et du présent, le mépris des hommes que nous aimons, des principes qui sont les nôtres, et l’amour d’un passé que nous abhorrons et auquel nous ne devons pas songer, parce que la vengeance devrait suivre. (Triple salve d’applaudissements.)
Belleville, 17 janvier 1869.
M. Ducasse. — Quand les intérêts populaires sont en jeu, ce n’est pas avec des phrases qu’on parviendra à diminuer la misère. Aujourd’hui : ce n’est pas avec l’or, c’est avec le fer que les questions seront résolues. (Bravos.)
Il n’y a que deux partis en présence : l’un rétrograde, qui est la richesse ; l’autre qui marche en avant et demande le bien-être et la science pour tous. Entre ces deux partis, il n’y a pas de concilia-
tion possible, et nous combattrons le premier jusqu’à ce qu’il nous ait absorbés ou que nous l’ayons absorbé. ({ Acclamations.)
Pas de demi-mesures ; mieux vaut l’œuvre du mal, qui peut amener la ruine du système, que le bien quand il est tempéré par le mal. Nous nous souviendrons que des Martignac conservent les monarchies et que des Polignac les tuent. Et voilà pourquoi nous préférons les Polignac aux Martignac. {Bruits divers, sifflets. — Applaudissements.)