PARTIE TROISIÈME. — CHAPITRE VII
Dans les choses que Ton chantera, on prendra peine de les prononcer clairement et intelligiblement, afin que ceux qui assistent au divin service les puissent entendre facilement, et en tirer quelque fruit.
On aura un soin particulier deviter tous les fredons et toutes les manières de chanter que l'amour propre et la vanité suggèrent pour plaire au monde et à soi-même ; contre lesquels on s'étudiera de chanter rondement, simplement et avec une très pure intention de plaire à Dieu seul, et non à autre, s'occupant plutôt des choses que Ton chante que de la satisfaction du chant.
L'office étant achevé et le signal étant donné, tous sortiront au même ordre qu'ils sont entrés, faisant la génuflexion deux à deux devant le Saint-Sacrement, et se rendront au lieu d'où ils sont partis ; là où, après le signal donné, ils feront une inclination vers le crucifix, puis vers l'Officiant, qui la leur fera aussi réciproquement. Puis le Supérieur dira les fautes qu'on a faites soit contre les rubriques, soit contre la quantité, ou en quelque autre manière, afin que Ton s'en garde pour l'avenir. Ensuite de quoi chacun ôtera son surplis, et le mettra proprement au lieu où il doit être : puis se retirera en sa chambre, ou au lieu auquel son office ou l'obéissance l'appellera.
On n'admettra point d'ecclésiastiques externes à célébrer l'office divin avec ceux de la maison, dont la probité et la modestie ne soient bien connues, ou du moins qui n'aient commencé depuis quelque temps à faire voir par les effets une forte volonté de vivre en vrais ecclésiastiques, s ils ne l'ont fait par le passé.
On n'y en admettra point aussi qui ne soient en habit décent, avec la tonsure convenable à leur ordre, et les cheveux courts, ita ut pateant mires, comme l'ordonnent les sacrés Canons ; et qui ne soient disposés à observer toutes les choses susdites, que le Directeur du chœur aura soin de leur lire ou faire lire, leur enseignant pareillement les cérémonies qu'il faut pratiquer.
On en fera de même pour la célébration des messes hautes, auxquelles, outre ce que dessus, on ne souffrira jamais d'ecclésiastiques pour aider à les chanter, qui n'aient le surplis et le bonnet carré.
Quand il faudra répéter ou exercer quelques cérémonies pour se disposer à les bien pratiquer, on ne le fera jamais dans l'église, ou chapelle, ou sacristie *, mais en quelque autre lieu.