PARTIE QUATRIÈME. — CHAPITRE I
Jésus \ et dans celui du Contrat de l'homme avr<- Dieupar le saint Baptême 2.
Si le malade vient à mourir, on fera ce qui est marqué pour cette occasion dans le Manuel de la Congrégation.
On écrira à ses parents pour les avertir de son décès, et on le fera savoir au plus tôt à toutes les maisons de la Congrégation ; et chaque prêtre célébrera trois messes, dont l'intention principale sera pour le repos de son àme ; chaque clerc et chaque frère domestique fera trois communions, et dira un rosaire en une ou plusieurs fois pour la même intention.
On en fera autant pour les personnes qui auront la qualité de fondateur ou de fondatrice.
Outre cela, en la maison où le défunt sera décédé, on dira tout l'office des Morts en commun, devant le Saint- Sacrement, soit en le récitant, soit en le chantant. Et on célébrera une messe haute le troisièmejouret le septième; et on fera un trentain, au bout duquel on célébrera encore une messe haute, et une au bout de l'an ; et durant le dit trentain, on fera manger un pauvre à la communauté, pour le soulagement de l'âme du défunt, et ce en la place qu'il avait au réfectoire, et on priera le pauvre de dire en chaque jour un chapelet pour lui. Et en tout ceci, on fera les mêmes choses pour les clercs et pour les frères domestiques, que pour les prêtres ; et on n'en fera pas davantage pour un Supérieur que pour les autres, excepté pour le Supérieur de la Congrégation, pour lequel on fera en toutes les maisons les mêmes choses que l'on fait en chacune pour ceux qui y décèdent. Enfin chacun s'efforcera de pratiquer ces paroles que le Saint-Esprit a prononcées par la bouche de saint Paul ':
t. Œuvres, tome I, p. 520 sq. — 2. Œuvres, tome II, p. 24o sq.
3. « Cbaritne paliens est, benigna est. Cbaritai non aenuilntur, non figit perperam, non inflatur, non est umbitiosa, nonquarit quaeeaa sunt, non irritnlur, non cogitai matant ; non gnudet saper iniquitate, congniidct niitem veritati. Omnia sa Sert, omnia crédit, omnia suslinet. Chiiritiis nunqoam oxcidit. » I Cor. XIII, 1.
« La charité est patiente, et il n'y a point de douleurs ni de traverses qui la puissent faire murmurer. Elle est pleine de douceur, et quelque injure qu'on lui fasse, elle ne conçoit jamais de desseins de vengeance. La charité ne porte point d'envie cà personne. Elle n'est ni malicieuse, ni précipitée, ni insolente dans ses actions. Elle ne se laisse point aller à la vanité ; l'ambition ne l'aveugle jamais. Ce ne sont pas ses intérêts qui la touchent davantage : elle est plus sensible à ceux de son prochain. Rien ne la peut aigrir, rien ne la met en colère. Elle ne songe point à faire du mal. Quand quelqu'un commet une faute, elle ne s'en réjouit point ; au contraire, elle reçoit un extrême plaisir des bonnes actions qu'elle voit faire. Elle supporte tous les fardeaux qu'on lui veut donner, sans qu'elle ploie sous le faix. Elle croit ce qu'on lui dit, non par faiblesse, mais par une sainte simplicité. Si son prochain ne s'amende, elle espère aisément qu'il le fera, et dans cette attente, il n'y a rien qu'elle ne supporte de lui. »