PARTIE QUATRIÈME. — CHAPITRE V
tout le respect et l'obéissance qu'ils lui doivent ; et qu'aucun d'eux ne sache ce que les autres auront écrit.
Le Directeur des Jeunes écrira aussi au Supérieur de la Congrégation deux fois par an, au mois de janvier et de juillet, pour lui faire connaître l'état de tous ceux qui seront en la probation, leurs noms et surnoms, leur esprit, leur humeur, leur progrès dans les voies de Dieu, s'ils ont les qualités propres pour la Congrégation, s'ils y sont beaucoup affectionnés ou non, et les autres choses qu'il jugera à propos.
Le Directeur de chaque mission écrira au même Supérieur une fois du moins tons les quinze jours, afin de lui donner connaissance de tout le succès de la mission et des choses principales qui s'y passent, et si les règlements des Missions y sont gardes.
Tous les particuliers auront une entière liberté de lui écrire aussi, quand ils voudront, sans que personne puisse les en empêcher Ils ne le feront pas pourtant légèrement et sans quelque nécessité.
Lorsqu'on lui écrira pour quelque affaire de grande importance, on lui adressera les lettres directement, et non pas à d'autres qui la traitent avec lui.
Si on lui écrit quelque chose qui doive être secrète, et qu'on ne veuille commettre qu'à lui, on écrira en termes qui ne pourront être entendus que de lui, et on mettra sur la lettre, au-dessous de l'inscription : En pirôiprajp*; et si celte lettre est seule, n'étant point enfermée dans un paquet, on y mettra une enveloppe, sur laquelle on n'écrira point ces paroles.
Le Supérieur de la Congrégation écrira aux Supérieurs particuliers, et aux inférieurs aussi, quand la qi le requerrera.
Si on écrit à des externes soit hommes, soit famOMA, en quelque chose qui les regarde, on le tara de le-He façon qu'en quelque main que l»-- lettres puissent tomber, et en quelque lieu qu'elles puissent être lues, non seule-
ment personne ne s'en puisse offenser, mais qu'elles ne contiennent rien qui ne soit capable d'édifier.
Quoique un Supérieur puisse commettre quelqu'un pour écrire en son nom à ceux qui sont sous sa charger un inférieur ne doit jamais écrire par la main ni par l'entremise d'autrui à son Supérieur, sinon en cas de maladie ou d une pressante nécessité.
Quand on écrit à ses égaux ou inférieurs, il faut mettre en la première ligne de la lettre : La divine Volonté soit noire conduite en toutes choses, sans rien ajouter, ni retrancher, ni changer à ces paroles. Quand on écrit au Supérieur delà maison de laquelle on est, ou au Supérieur de la Congrégation, on y doit mettre : La bénédiction de Jésus me soit donnée par vous, s'il vous plaît.