PARTIE CINQUIÈME. — CHAPITRE V
On ne se servira jamais de miroirs, ni en commun, ni beaucoup moins en particulier, sous quelque prétexte que ce soit, parce que c'est un instrument d'amour-propre, de curiosité et de vanité.
D'autant que les ecclésiastiques sont obligés à un grand détachement des choses terrestres, afin de pouvoir dire : Conversatio rwstra in aelis estl\ tous ceu\ de la Congrégation auront soin d'éloigner entièrement de leur esprit et de leurs actions toute espèce et tout soupçon d'avarice. Pour cet effet, ils feront toutes leurs fonctions pour la seule gloire de Dieu, sans chercher ni prétendre aucun profit ni intérêt temporel, et sans demander jamais rien à personne, mais ils recevront seulement ce que la charité leur donnera, c'est-à-dire ce qu'on leur donnera de bon cœur et pour l'amour de Dieu.
Enfin l'Institut de la Congrégation étant tout apostolique,puisque tousses emploiset fonctions sontconformes à celles des saints Apôtres, elle désire que ses enfants s'efforcent de marcher par le chemin qu'ils ont tracé : et par conséquent qu ils s'éloignent de tout ce qui est contraire à l'humilité, simplicité, pauvreté et détachement de l'esprit apostolique, gravant dans leur esprit ces divines paroles du Maître des Apôtres : Omnis ex vobis qui non renuntiai omnibus quœ potsidet, non potest meut esse dùcipulus a ; et imprimant dans leur cœur cette vérité, qu'il n'y a point de personnes, de quelque condition qu'elles puissent être, qui soient plus obligées à ce dénuement universel et à la perfection de toutes les autres vertus chrétiennes que les ecclésiastiques.
On n'aura, dans les maisons de la Congrégation, ni luths, ni guiternes, ni mandores, ni épinettes, ni violes, ni violons, ni autres semblable- instruments. On n'en jouera point, et on n'apprendra point à en jouer, non plus qu'à chanter en musique. Car, quoique ces choses oe -oient