PARTIE SIXIÈME. — CHAPITRE I
la Congrégation, et de tendre de tout son cœur à la perfection convenable à l'état ecclésiastique, qui consiste en une parfaite imitation de la vie sainte et des divines vertus du souverain Prêtre Notre-Seigneur Jésus Christ, qui est l'instituteur, le fondateur, le chef, le modèle et la règle de l'ordre sacerdotal.
Le Supérieur et ceux qui seront commis par lui pour faire cet examen, auront par devers eux un mémoire de toutes ces interrogations, afin de n'en omettre aucune de celles qu'ils jugeront nécessaires, selon la qualité des postulants.
Après avoir soigneusement examiné le postulant sur les choses susdites, et s'être bien informé de sa vie, de ses mœurs, de son esprit et de son humeur," et avoir éprouvé quelque temps sa persévérance, si on juge qu'il ait les conditions requises pour être reçu, on en écrira au Supérieur de la Congrégation, lui faisant connaître véritablement et simplement ses qualités, et les sentiments de ceux qui l'auront vu ; puis on attendra sa résolution et son consentement, sans lequel personne ne pourra être admis en la Congrégation, en quelque qualité que ce puisse être. Car il n'appartient qu'à lui et à ceux auxquels il communique son pouvoir, de recevoir et de renvoyer.
Si quelqu'un ou même plusieurs des susdits empêchements se rencontrent dans un postulant, et que d'ailleurs cela soit récompensé par des vertus si excellentes et par des dons de Dieu si rares, qu'il y ait grand su jel de croire qu'il sera utile pour le service et la gloire de Dieu de le recevoir : alors le Supérieur de la Congrégation, s'il le juge expédient, pourra dispenser en ces empêchement*, excepté néanmoins en ceux de l'hérésie, du schisme, de l'infamie, des bénéfices à charge dames, d'avoir un naturel si vain, si superbe et si arrogant, qu'il n> ail point ou fort peu d'espérance de le pouvoir dompter : et d'avoir la tète si infirme, le jugement si faible et l'esprit si l< que l'on y voie une notable disposition à le perdre tout à
fait : car en ces six cas, personne ne pourra être reçu dans la Congrégation par qui que ce soit, ni sous quelque prétexte que ce puisse être.
Quand on aura reçu quelqu'un, on l'enverra aussitôt en la maison de probation, si le Supérieur de la Congrégation n'en dispose autrement.