CHAPITRE X
Qui sont ceux qu'il faut renvoyer; par qui, et pour quelles causes ils doivent être renvoyés.
/^omme Ton doit être très réservé a recevoir ceux qui de- "^ mandent d'être admis en la Congrégation, il Défaut pas aussi être facile à renvoyer ceux qui y ont été re spécialement quand ils y ont demeuré Longtemps.
Mais il faut procéder ni ceci avec grande considération, et employer tout le soin et tous les moyens possibles
pour faire cesser les causes de leur renvoi, si cela se peut.
Tous peuvent être renvoyés en certains cas, quelque qualité et antiquité qu'ils aient dans la Congrégation, jusques au Supérieur de la même Congrégation, dans les cas qui sont marqués en son lieu.
C'est à la Congrégation, dans une Assemblée générale, de connaître et déjuger des cas pour lesquels le même Supérieur doit être renvoyé ; mais c'est à lui, après avoir pris l'avis de son conseil, de juger des causes du renvoi de tous les autres ; ce qu'il ne doit pas faire légèrement, ni à la hâte, ni sans bonnes et solides preuves des fautes de ceux qui seront coupables.
Ceux que l'on peut et que l'on est obligé en conscience de renvoyer sont:
1. Ceux qui seront infectés d'hérésie, ou de schismer ou de quelques opinions erronées et dangereuses auxquelles ils seront attachés avec opiniâtreté, n'y voulant point renoncer.
2. Ceux qui se rendront rebelles et désobéissants à Notre Saint-Père le Pape, ou qui voudront se soustraire de la juridiction et dépendance de Messeigneurs les Évêques, ou persuader aux autres de le faire.
3. Ceux qui seront accusés et convaincus d'avoir brigué par eux ou par autrui, directement ou indirectement, quelque supériorité dans la Congrégation, soit générale, soit particulière, s'ils ne font une pénitence digne d'une telle faute.
4. Ceux qui mépriseront manifestementles règles et les ordres de la Congrégation, ne voulant point s'y assujettir, quoiqu'ils le puissent facilement et qu'ils n'en aient aucune dispense des Supérieurs, pourvu qu'on leur ait déclaré plusieurs fois, devant les autres sujets de la Communauté, que s'ils ne se corrigent, on les obligera de sortir.
'.'). Ceux qui mépriseront l'autorité desSupérieurs, et qui