‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 255 sur 480 · PARTIE SIXIEME. — CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

PARTIE SIXIEME. — CHAPITRE XII

Cela étant ainsi, les vrais enfants de la Congrégation doivent regarder l'étude de cette première et divine science, comme leur principale affaire et leur plus nécessaire occupation ; et l'étude de la seconde, comme une chose incomparablement moins importante que celle-là. A raison de quoi ils doivent bien se garder de ne faire pas du principal l'accessoire, et de l'accessoire le principal, et de ne s'appliquer pas tellement à l'étude des sciences humaines, que cela étouffe ou affaiblisse en eux l'esprit de la dévotion.

Pour empêcher un si grand mal, ils conserveront toujours une grande estime et affection pour tous Les exercices de la piété, comme l'oraison, la célébration et le service de la sainte Messe, la sainte communion, l'office divin, la lecture spirituelle ; et ils ne les feront jamais avec précipitation, ni à la hâte, ou par coutume, ou par manière d'acquit, mais avec le loisir ei l'application convenable, comme leurs premières et principales affaires, lesquelles étant bien faites, donneront bénédiction et facilité pour les autres.

Ils ne s'appliqueront point à létude d'aucune science que par l'obéissance, qui leur prescrira aussi le temps qu'ils y emploieront à peu près, et les livres dont ils se serviront.

Avant que de se mettre à l'étude, ils se mettront à noux pour adorer Notre- Seigneur comme le maître des sciences, Scientiariim Dominas \ et comme celui dans lequel sont renfermés tous les trésors de la sapience el science de Dieu ; et pour le remercier de son amour infini vers nous,:par lequel, lorsqu'il s'est incarné et fait enfant, il a anéanti en quelque façon sa divine sapienci ayant pris la semblanee de la chair «lu péché, D B pas dédaigné de savoir la science des hommes pécheui de leur parler en leur propre langue : comme aussi pour

Page 1