‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 254 sur 480 · Eccle. 1, 13. —2. I Tin,. VI, 20. - S. I Cor. Mil · texte numérisé non relu

Eccle. 1, 13. —2. I Tin,. VI, 20. - S. I Cor. Mil

Que la première donne la vie et la félicité éternelle à ceux qui la possèdent : H sec est vila œlerna, ut cognoscant te solum Deum verum, et quem misisti Jesum Christian1 ; et que la seconde n'est que vanité, travail et affliction d'esprit, selon la reconnaissance même du plus savant homme qui ait jamais été en ce monde 2.

Que la première est la source de l'humilité et de toutes les autres vertus ; et que la seconde est l'origine de la vanité et de l'orgueil, et par conséquent de toutes sortes de vices : Scientia inflat*.

• Que la première est la mère de toutes les vérités du ciel, parce quelle ne se trompe jamais ; et que la seconde est la nourrice de plusieurs erreurs, mensonges et hérésies qui sont sorties de l'enfer. Car, comme l'orgueil est le père de l'hérésie, et l'opiniâtreté en est la mère : la science humaine qui n'est point animée de l'esprit de piété, en est la nourrice.

Que la première est la vraie science de Dieu et des enfants de Dieu. Car Dieu n'a point d'autre science que son Verbe et son Fils unique Jésus-Christ, qui est toute sa sapience et toute l'occupation de son esprit ; et les enfants de Dieu sont dans les sentiments de saint Paul qui disait : Nonjudicavi me scire aliquid inler vos, nisi Jesum Christum, et hune crucifixion*. Mais que la seconde nous est commune avec les payens, les réprouvés et les démons, qui s'en sont servi pour précipiter l'homme dans le péché et dans la damnation: Eritis sicut Dît, sclentes bonum et malum*.

Qu'enfin la première s'apprend dans l'école de Dieu, par le moyen de l'oraison, par les exercices de piété et de vertu, et par la pratique des œuvres chrétiennes ; mais que la seconde s'acquiert dans l'école des hommes, et par les livres et les paroles des hommes.

l.Joan. XVII, 3.

2. « Vidi in omnibus vanitatem et affliction em animi. » Eccle. I, 11.

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