‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 26 sur 480 · Hebr. X, 5. — 2. Ps. XXXIX, 9. - 3. Luc. XXII · texte numérisé non relu

Hebr. X, 5. — 2. Ps. XXXIX, 9. - 3. Luc. XXII

Et partant, ne nous laissons pas surprendre aux tromperies de l'esprit malin et de notre propre esprit, s'ils nous veulent persuader que cette multitude de Constitutions nous privera de notre liberté et nous mettra dans la captivité. Car c'est une vérité très certaine que la vraie li berté ne consiste pas à suivre nos désirs et inclinations ; mais au contraire, que tous ceux qui s'y laissent aller perdent la véritable liberté et deviennent esclaves du péché et de Satan ; parce que la vraie liberté consiste à renoncer entièrement à soi-même, à être dégagé totalement de ses passions et de sa propre volonté, et à être uni étroitement à Dieu par une parfaite soumission à sa très adorable volonté.

C'est pourquoi tant s'en faut que l'assujétissement à toutes ces Règles et Constitutions nous mette dans la captivité, qu'au contraire il nous donnera la parfaite liberté, parce qu'elles tendenttoutesànousconduire etunirà Dieu, et à nous faire suivre continuellement sa divine volonté, qui nous est déclarée par elles. Et c'est ici un merveilleux avantage pour les ecclésiastiques qui vivent dans une communauté réglée, à savoir qu'en se conduisant par l'obéissance, et en suivant les règles de la communauté pour l'amour de Dieu, ils sontassurés qu'ils font sa sainte volonté, qui est le plus grand sujet de consolation qu'on puisse avoir en ce monde, puisque nous n'y sommes que pour accomplir ce que Dieu veut de nous ; et que sa divine volonté étant notre fin et notre centre, il sensuitnécessairernent que notre salut, notre perfection, notre repos et notre souverain bien consiste à la suivre en tout et partout.

Bienheureux donc ceux de cette petite Congrégation qui observeront fidèlementet de boncceur ces Règles et Constitution- pour l'amour de Notre-Seigneur et de sa très sainte Mère. Bienheureux, parce qu'ils posséderont la véritable paix el goûteront les douceurs inconcevables de la liberté des enfants de Dieu. Bienheureux, parce qu'ils imi-

teront un nombre innombrable de grands Saints qui se sont sanctifiés par un semblable moyen. Bienheureux, d'autant qu'ils marcheront par le chemin par lequel le Fils de Dieu et sa divine Mère ont marché. Bienheureux enfin, car ils se rendront les vrais enfants du très aimable Cœur de Jésus et de Marie.

II . SOMMAIRE des choses principales qui sont contenues en ce livre

Ce livre en premier lieu contient deux choses principales, qui sont: 1. les Règles que Notre-Seigneur Jésus- Christ et sa très sainte Mère donnent à tous ceux qui sont en leur Congrégation. 2. les Constitutions que la Congrégation donne à ses enfants.

En second lieu, ces Constitutions sont partagées en deux chefs : dont le premier contient les Constitutions qui sont communes généralement à tous ceux de la Congrégation ; le second, celles qui sont propres et particulières à diverses fonctions qu'elle exerce, et à chacun de ses officiers.

En troisième lieu, toutes ces Constitutions, tant les communes que les particulières, sont divisées en treize parties. Les six premières parties contiennent les Constitutions communes (excepté celles des chapitres 2, 3, i et 5 de la sixième partie, qui doivent être tenues comme particulières) ; et les sept autres renferment les particulières.

La première partie comprend l'état de la Congrégation, sa dépendance, son instituteur, son fondateur, à qui elle est dédiée, sa fin. ses fondements et son esprit.

La seconde partie contient les Constitutions communia et générales de la même Congrégation, qui se doivent observer en tout temps, en chaque jour, en chaque se-

maine, en chaque mois, en chaque année ; et touchant les choses temporelles.

La troisième partie comprend les Constitutions communes pour la pratique des vertus chrétiennes ; et premièrement de la vertu de religion.

La quatrième partie renferme les Constitutions communes pour la charité chrétienne.

La cinquième, les Constitutions communes pour lhuinilité et pour plusieurs autres vertus.

La sixième, ce qui regarde ceux que l'on reçoit dans la Congrégation, leur probation, leur incorporation ou renvoi, leurs études, et ce qu'on en doit faire après qu ils les ont faites.

La septième, ce qui appartient aux Séminaires.

La huitième, ce qui concerne les Missions.

La neuvième, ce qui regarde le Collège et les Cures.

Ladixième, ce quiappartient aux Assemblées générales.

La onzième, ce qui regarde le Supérieur de la Congrégation.

La douzième, ce qui est propre aux Supérieurs particuliers, aux Assistants et aux Économes.

La treizième contient ce qui concerne les autres officiers qui doivent être en chaque maison.

El à la fin un chapitre qui montre à quoi obligent toutes Les Constitutions de la Congrégation ; et un autre qui Lgjae bes moye-as de les faire observer.

Outre ••(■la, il y a encore une règle fort ample, ou plutôt un livre imprimé à Caen, par M. Poisson, pour les catéchistes el poai les prédicateurs; et un Directoire pour les retraites ordinaires el pour celles des ordinands. Hais afin de ne grossir pas trop ce livre, on a écrit ces i part.

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