PARTIE SEPTIÈME. — CHAPITRE IV
Ils garderont le silence en la sacristie, au réfectoire, dans les galeries qui sont proche des chambres, et spécialement dans l'église ou chapelle, el depuis l'examen du soir jusqu'après l'oraison du lendemain.
Ils marcheront modestement et sans bruit dans la maison, et ne parleront point les uns aux autres d'u ne»- ha m hre aune autre, ni par les fenêtres, soit dans la rue, soit dans la cour, et même n'y mettront point la tète pour regarder aucune chose.
Ils n'emploieront point les frères domestiques de la maison soit pour les envoyer à la ville, suit pour leur rendre quelque autre service, sans la permission du Supérieur, excepté celui qui sera affecté à cet oftice. ainsi qu'il a été dit ci-dessus.
lis porteront toujours le long habit et ne sortiront point sans l'avoir.
Quand ils auront quelque peine d'esprit, ou tentation, ou difficulté, ils la déclareront librement et au plus t<"»t à leur Préfet, auquel ils doivent avoir grande confiance el ouverture de cœur, pour lui faire connaître toutes les dispositions de leur âme tant bonnes (pic mauvaises, afin de recevoir de lui les remèdes convenables a leurs maux. et les instructions qui leur seront utiles pour s'avancer dans les voies de Dieu.
Enfin ils travailleront de tout leur cœur à graver en leur intérieur et en leur extérieur une image parfaite de la vie, des mœurs et des vertus «lu souverain Prêtre Notre-Seigneur Jésus-Christ, et spécialement de sa divine modestie qui est une des principales vertus qui doit r luire dans un ecclésiastique, laquelle il est obligé de pratiquer en tout temps et en tout lieu, mais principalement dans l'église, particulièrement quand il \ exerce quelque fonction cléricale, et surtout quand il \ offre à Dieu le
saint sacrifice de l'autel et le >acrilice de louanges qui -
fait en célébrant l'office divin. Car c'est dans ci isiona
que les ecclésiastiques doivent être modestes el déi
comme des anges visibles, immobiles et inébranlables à tout ce quipeutdistraire et séparer leur esprit et leur attention de Dieu et de l'action qu'ils font pour sa gloire, comme des statues qui sont dans leurs niches, morts et insensibles à toutes les choses créées, pour n'avoir ni vie ni sentiment, ni application que pour le Créateur et pour la grandeur des sacrés ministères qu'ils exercent.
On ne recevra aucun dans le Séminaire, qui ne soit dans une véritable résolution de s'assujettir, tant qu'il pourra, à toutes les règles susdites ; et ceux qui ne les garderont pas et qui, après plusieurs avertissements, continueront dans leur dérèglement, seront priés de se retirer d'euxmêmes ; et s'ils ne le font pas, on les obligera de sortir, avec toute la charité et douceur qui sera possible, de peur que par leur mauvais exemple ils n'en attirent d'autres dans le même désordre.
On lira ces règles au réfectoire ou ailleurs, au commencement de chaque mois.