CHAPITRE PREMIER
Auquel plusieurs moyens nécessaires pour conserver et augmenter la Congrégation sont déclarés en général, dont celui des dites Assemblées est l'un des principaux .
Gomme cette petite Congrégation est un œuvre de la seule Bonté, Puissance et Sagesse divin».', auquel le pouvoir, l'industrie et les moyens bu main s n'onl eu aucune part : aussi il n'appartient 411'a Dieu de la soutenir, conserver et augmenter.
Il est vrai néanmoins qu'encore qu'il n'ait aucun besoin de nous, et qu'il puisse faire el conserver ses œuvres sans nous, il veut pourtant que nous coopérions avei grâce dans les choses qu'il l'ail pour sa gloire el pour notresalut : parce qu'il a ta ni d'amour pour nous, <|u'il veut nous associer avec lui dans ses plus divines acti< et nous donner part eu ses plus grands ouvrages; el même il veul bien souvent qu'ils dépendent de nous en
l Les règlements relatifs à I kssen.blét le de la Congré-
gation, sont empruntés en grande pailie aux Ccnstituti toiic Cf. Perraud, L'Oratoire «/<- France, ch,
quelque façon, dans leur conservation, accroissement et perfection.
C'est pourquoi noussommes obligés d'apporter de notre côté t >ut le soin et la diligence possible, et d'employer tous les moyens qui sont en notre pouvoir, pour coopérer avec lui au maintien et augmentation de cette Congrégation qui est l'ouvrage de ses m;iins, et à l'accomplissement des desseins qu'il daigne avoir sur elle.
Autrement nous serions extrêmement coupables, si un œuvre de si grande importance pour son service et pour le bien de son Église, venait à déchoir et à se ruiner entre nos mains par notre négligence.
Nous devons néanmoins bien prendre garde de n'avoir aucune confiance ni appui sur les moyens dont nous pouvons nous servir ; mais sur la seule bonté de Notre- Selgneuret sur la charité de sa très sainte Mère.
Or, entre ces moyens1 en voici huit principaux : dont le
1. La première rédaction contenait ici le long- passage suivant, qui a été ensuite bille par l'auteur :
« Or entre ces moyens, il y en a de trois sortes, dont les premiers sont purement intérieurs, divins et surnaturels ; les seconds sorti extérieurs, humains et naturels ; et les troisièmes sont mixtes, c'est-à-dire intérieurs et extérieurs tout ensemble, divins et humains, naturels et surnaturels.
Les premiers sont la vie exemplaire, les vertus chrétiennes, spécialement le détachement des choses du monde, le désintéressement, l'abnégation de notre volonté propre, de notre propre esprit et de notre propre sens ; la simplicité, l'humilité, la défiance de nousmême, la confiance en Dieu seul ; le zèle de sa gloire et du salut des âmes ; l'union des cœurs et des volontés par une vraie charité et par une parfaite obéissance, qui lient intimement les inférieurs avec les Supérieurs et les Supérieurs par ensemble, et qui ne font qu'un cœur et qu'une âme des uns et des autres ; mais surtout une pure intention de plaire à Dieu en toutes choses, et une familière et fréquente communication avec sa divine Majesté par la prière et l'oraison, et, par les exercices spirituels.
Ces moyen« sont très efficaces pour maintenir et fortifiée d'esprit de la Congrégation, et pour la conserver dans un état qui la rende utile au service de Dieu et au salut des âmes ; car ils nous mettent dans la disposition qui est requise pour être de dignes instruments de sa main dans les œuvres de sa grâce.
C est pourquoi on doit faire beaucoup plus d'état, dans la Congre-