PARTIE DOUZIÈME — CUAPITRE III
habits, de décrotter leurs souliers, de balayer leurs chambres ou quelque autre endroit de la maison, ou de faire d'autres choses semblables.
Au commencement du Carême, chaque Supérieur aura soin de savoir ceux qui ne peuvent pas jeûner, afin de les en empêcher; etceux qui ont besoin, par l'avis du médecin, de manger de la chair, afin de pourvoir à leur nécessité quand elle sera bien reconnue et pressante, et de donner ordre qu'ils prennent leur repas en lieu où personne n'en puisse être scandalisé ; comme aussi de régler la mesure du pain et des autres choses que l'on doit manger à la collation.
Dans les permissions qu'ils donneront déjeuner, hors les jeûnes d'obligation, ou de faire quelques autres mortifications considérables, ils prendront garde d'y apporter une telle modération, que cela n'ôte pas les forces nécessaires et convenables aux nùtres pour exercer les fonctions de la Congrégation.
Ils seront très vigilants à maintenir l'union, la concorde et la paix entre tous ceux de leur Communauté ; et s'il arrive quelque différend ou froideur entre quelques-uns, ils ne laisseront point passer la journée sans les rétablir dans la charité fraternelle.
Ils recevront et accueilleront avec grande cordialité ceux des autres maisons de la Congrégation qui passeront parcelles où ils seront, ou qui y viendront pour quelques affaires; et si, pendant qu'ils y seront, ils ont besoin de leur aide ou de quelque autre chose, ils leur témoigneront et rendront toute la charité et le service possible.
Ils feront tout ce qu'ils pourront pour exciter dans les cœurs de ceux qui sont sous leur conduite, un grand zèle du salut des âin is, el ^our leur donner les moyens de s'appliquer à un si saint exercice, qui est la fin pour laquelle la Congrégation est établie.
Pour cet effet, ils s'emploieront à trouver des occasions de faire des missi ms, si on a des ouvriers propres
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et en nombre suffisant pour les bien faire, et avec lapermission du Supérieur de la Congrégation.
Ils tiendront soigneusement la main à ce que les exercices des Séminaires se fassent exactement.
Ils feront en sorte qu'on fasse le catéchisme dans nos églises ou chapelles, selon les règles qui sont écrites sur ce sujet ; et qu'il y ait toujours, autant qu'il sera possible, quelque prédicateur pour aller prêcher aux paroisses circonvoisines, quand cela se pourra sans manquer aux besoins de la maison ; et de bons confesseurs pour entendre les confessions de ceux qui viendront chez nous pour s'y confesser.
Ils se souviendront que les lumières de l'esprit humain ne sont bien souvent que ténèbres, et que l'œil qui voit toutes choses ne se voit pas soi-même, et que les fautes d'autrui nous sont bien plus visibles que les nôtres : ce qui fait que nous avons un très grand besoin d'être averti en beaucoup de choses, puisqu'il est vrai que, In midtis offendimus omnes K
C'est pourquoi ils seront toujours disposés à recevoir comme il faut les avertisssements et corrections qui leur seront faites par Monseigneur l'Illustrissime Évêque diocésain, et par le Supérieur de la Congrégation ; et ils recevront si humblement et si doucement les avis et remontrances qui leur seront données par leurs Assistants, ou par leurs Aides et Moniteurs, ou par qui que ce soit, que tous puissent avoir une juste confiance et liberté de les avertir ou faire avertir dans les occurrences.
Ils prendront garde de ne presser et importuner le Supérieur de la Congrégation, pour obtenir de lui les sujets qu'ils désii'craient avoir dans leur famille; et de ne s'attacher pas tellement à ceux qui y sont, qu'ils viennent à lui résister, quand il en voudra tirer quelqu'un pour le mettre ailleurs. Mais en ceci, et en toute autre chose,