PARTIE TREIZIÈME. — CHAPITRE I
main, afin qu'on n'en brûle point qui n'aient été faits pour le moins un an auparavant, parce qu'ils en durent la moitié davantage ; comme aussi de faire en son temps la provision de l'huile nécessaire pour la lampe.
Il mettra un vase sous la crédence, pour recevoir l'eau qui tombe dans le bassin où le prêtre lave le bout de ses doigts en la sainte messe.
11 tiendra le tabernacle extrêmement net au dedans et au dehors, dans lequel on ne mettra ni reliques, ni saintes Huiles, ni rien autre chose que le très saint Sacrement.
11 exposera deux ou trois fois par an les ornements, non pas au soleil, mais à l'air seulement ; et de fois à autre il laissera le lieu et les armoires où ils seront, ouverts, afin de leur donner de l'air.
Il prendra garde tous les jours, en les repliant et serrant, s'il n'y a rien de rompu, ou s'il manque point quelques attaches ou autre chose aux chasubles, aux aubes, aux amicts, aux surplis, etc., afin d'y remédier au plus tôt.
Il ne souffrira point qu'aucun autre que lui mette la main dans les armoires ou coffres où seront les ornements, si ce n'est à sa prière ou par sa permission, de peur d'y apporter de la confusion et de renverser l'ordre qu'il y aura mis ; et pour cel effet il en gardera toujours les clefs, ne les laissant point en la voie.
Il donnera ordre que la lampe soit toujours allumée le jour et la nuit devant le Saint-Sacrement, et de la moucher de temps en temps, autant qu'il sera nécessaire.
11 préparera, le matin, les habits sacerdotaux et toutes les choses nécessaires pour la sainte messe ; et après dîner, il les repliera fort proprement et les serrera en bon ordre.
Il prendra garde très soigneusement que le vin qui servira à ce divin sacrilice ne soit pas aigre ai commençant à s'aigrir, mais qu'il soit bon, pur et cet, el ordinairement tiré du même jour; que le pain BUSfli BC SOÎt
pas trop vieux, mais qu'il soit blanc et bien fait, et que l'eau soit fraîche et nette ; comme aussi les burettes, et qu'elles soient bien couvertes.
Il fera en sorte que l'eau qui est nécessaire pour laver les mains ne manque jamais dans la sacristie, et qu'il y ait toujours des pantoufles dont se serviront ceux qui diront la messe, lesquels il avertira, s'il en est besoin, de le faire, afin de ne gâter rien avec leurs souliers ou pantoufles sales.
Il aura un soin et une affection toute particulière d'apprendre à ceux qui auront à servir la messe, la manière de le bien faire, de prononcer posément et distinctement toutes les choses qui se doivent répondre, et d'y observer ce qui est dans le petit livre qui a été fait à cette fin, dont il en aura toujours quelques-uns par devers soi.
Il n'admettra jamais à cette action que ceux qui la sauront faire comme il faut, et qui auront en leur extérieur la netteté, propreté et modestie requise à un si saint ministère.
Il marquera au samedi l'ordre que chacun suivra pour dire sa messe, et ceux qui les serviront durant la semaine suivante. Et il désignera aussi ceux qui auront à dire les messes pour les fondateurs et bienfaiteurs, et les autres qui sont spécifiées dans les règles, particulièrement les messes votives qui se doivent dire alternativement en l'honneur de saint Joseph, de saint Joachim et de sainte Anne, tous les mercredis vacants de chaque mois.
Il ne permettra que le moins qu'il pourra aux prêtres externes, ni à ceux qui sont dans le Séminaire, ni à ceux qui entrent dans la Probation, de dire la messe en public dans nos églises ou chapelles, qu'auparavant on ne leur ait vu dire en particulier, et qu'on ne sache bien s'il la disent selon les rubriques, avec la dévotion et décence requise, et d'une manière édifiante.
Il le souffrira encore moins à ceux qui ne sont point revêtus de i'hobit clérical, c'est-à-dire de la soutane, ou