‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 402 sur 480 · PARTIE TREIZIÈME. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

PARTIE TREIZIÈME. — CHAPITRE I

qui mènent une vie déréglée, ou qui ne portent point la couronne de prêtre, ou qui n'ont pas les cheveux courts, si ce n'est qu'en quelque occasion, pour éviter un plus grand mal, on fût obligé de l'endurer à certaines personnes auxquelles on ne pourrait pas résister.

Il renouvellera les saintes Hosties dans le ciboire de temps en temps, autant qu'il sera nécessaire.

Il prendra garde que l'eau bénite ne manque point dans le bénitier. Il en fera tous les dimanches, dans la sacristie, et en mettra ou fera mettre, quand il sera nécessaire, dans tous les bénitiers de l'église et de la maison, tant communs, que particuliers qui doivent être en chaque chambre.

Il renouvellera tous les ans les saintes Huiles.

Au dernier jour de chaque semaine, il aura soin de prévoir les fêtes particulières du diocèse et de la Congrégation, qui arriveront en la semaine suivante, pour 1rs marquer sur un papier qu'il mettra dans la sacristie

Il parera l'église soigneusement et décemment, aux fêtes considérables, plus ou moins, à proportion de leur solennité. Il y apportera néanmoins de la modération, et évitera l'excès qui causerait une trop grande distraction tant à lui qu'à ceux qui seraient occupés à lui aider.

Il n'empruntera du dehors, pour parer l'église, que le moins et le plus rarement qu'il lui sera possible, el avec la permission du Supérieur ; et quand il empruntera quelque chose, il la conservera avec beaucoup <!<' soin, et la rendra au plus tôt, nette, propre et en bon - tat.

Il ne prêtera rien à personne, que par L'ordre d Supérieur.

Au dernier jour de chaque mois, à la lin des prières du soir, il distribuera à un chacun, commençant par le Supérieur, et aux autres comme il- se trouveront, les Sen tences du mois, ainsi que l'on a de coutume.

Il traitera les saintes Reliques en la façon qui est pi crite dans les règles qui sont faites pour ce BUJet.

C'est à lui de sonner ou faire sonner tous les offices et les conférences, et de préparer les chandeliers et chandelles, quand il en est besoin, comme aussi les sièges et tout ce qui est nécessaire pour l'un et pour l'autre.

C'est aussi à lui à sonner ou faire sonner la prédication et le catéchisme, quand on les doit faire, et de préparer de bonne heure les bancs qui y sont nécessaires.

Il n'ouvrira point les portes de l'église le matin, qu'après qu'on aura sonné la première messe ; et il les fermera le soir avant la nuit, comme aussi après les Litanies du midi. Il pourra néanmoins les ouvrir pendant que Ton dira Matines et Laudes et les Litanies du soir, si le Supérieur ne trouve plus à propos de les faire fermer en hiver.

Lorsque l'église sera ouverte en un temps qu'il y viendra peu de monde, il donnera ordre qu'il y ait toujours quelqu'un, ou dans la même église, ou dans la sacristie, pour la garder.

Il aura un zèle spécial pour empêcher toutes les choses qui sont contraires au respect et à l'honneur qui est dû à la maison de Dieu, qui sont spécifiées en détail dans les règles de la vertu de Religion au regard de l'Église.

Il prendra garde souvent s'il y a rien qui ait besoin de réparation, soit au dedans soit au dehors, afin d'en avertir de bonne heure le Supérieur et l'Économe.

C'est à lui de répondre à ceux qui demandent des confesseurs, ou des messes, ou quelque autre chose qui dépende de la sacristie ; et il le doit faire avec douceur et affabilité.

Quand il y aura du monde dans l'église avant le jour, ou le soir dans la nuit, il y mettra de la lumière, afin que l'on puisse voir tout ce qui s'y passe.

Il doit aussi accueillir avec grande civilité et charité les prêtres externes qui se présentent pour dire la messe, et la leur faire dire au plus tôt, s'ils ne sont du nombre de ceux dont il a été parlé ci-dessus.

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