‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 437 sur 480 · CHAPITRE XVII L'office du Portier · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII L'office du Portier

Le portier doit être fort discret, pour faire sagement les réponses et messages qui viennent en la maison et qui en sortent.

Il doit être aussi grandement charitable et civil, pour aller promptement à la porte sitôt qu'il entend sonner ou frapper ; pour accueillir doucement et honnêtement tous ceux qui s'y présentent, de quelque condition qu'ils soient, sans avoir égard s ils sont bien couverte ou non ; pour leur parler avec charité et mansuétude : • •! pour avertir diligemment ceux que l'on demande.

Il tâchera de se comporter de telle sorte avec tous, <]u'il ne renvoie personne mécontent, mais qu'il édifie un chacun par sa modeslie. douceur et piété, avenant

que le portier est le miroir de la maison, dans lequel Les externes voient incontinent L'esprit qui la gouverne.

Il procurera que tous les noms de eeui qui aonl daa* la maison, soient écrits sur une table qui soi! attachée

en quelque endroit proche de la porte, afin que ceux qui sortent et qui reviennent marquent leur sortie et leur retour ; et qu'ainsi il puisse savoir si ceux qu'on vient demander sont en lamaison ou dehors.

Il aura toujours quelque argent que le dépensier lui baillera, pour payer le port des lettres, de la recette et mise duquel il fera un mémoire, pour en rendre compte à la fin de la semaine à celui qui le lui aura baillé.

Il portera premièrement au Supérieur toutes les lettres qu'il recevra ; puis il les baillera, selon son ordre, à ceux à qui elles s'adresseront.

Il tiendra toujours la porte fermée, et n'y laissera point la clef ; et le soir, après que la retraite sera sonnée, il la portera au Supérieur, ou à celui auquel il lui aura donné ordre de la porter ; et s'il y a encore quelqu'un dehors, il l'en avertira.

Il aura soin de balayer et nettoyer souvent les lieux qui sont proches de la porte, au dedans et au dehors.

Quand on sera à l'oraison, ou à l'office, ou à servir la messe, ou à la conférence, ou au réfectoire, il s'excusera d'appeler ceux que l'on demandera, si ce n'est pour chose qui presse et qui soit de grande importance, ou que la condition de ceux qui les demanderont l'oblige de faire autrement.

Quand on viendra chercher quelqu'un qui ne sera point à la maison, il demandera modestement qui c'est qui veut parler à lui, et si c'est pour chose qu'il lui puisse dire ; afin de l'en avertir, s'il en est besoin, quand il sera de retour.

Si on demande quelqu'un qui soit en retraite, il ne lui dira jamais ; mais si c'est pour chose nécessaire, il en avertira le Directeur des retraites.

Lorsqu'un Prélat ou quelque personne de grande condition entrera dans la maison, il priera quelque prêtre de la Communauté, s'il en peut trouver quelqu'un promptement, de l'accompagner pendant qu'il ira chercher le Supérieur.

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