‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 438 sur 480 · PARTIE TREIZIÈME. — CUAPITRE XVII · texte numérisé non relu

PARTIE TREIZIÈME. — CUAPITRE XVII

Quand il viendra des femmes à la porte, il ne s'amusera point à parlera elles ; mais il leur répondra en peu de paroles, toujours pourtant avec civilité et charité.

Il sera court aussi en paroles avec toute autre sorte de personnes qui viendront à la porte, ne s'enquérant d'aucune chose non nécessaire.

Surtout il parlera avec grande douceur et bénignité aux pauvres qui se présenteront pour demander l'aumône ; et si on la peut donner, selon Tordre qui sera établi par le Supérieur et qu'il saura de lui, il la donnera ; sinon il tâchera de les renvoyer avec témoignage de compassion de leur misère : leur disant qu'on est bien marri de n'avoir point le moyen de les assister, que si on le pouvait on le ferait de bon cœur, et qu'il prie Dieu d'en donner la volonté à ceux qui en ont le pouvoir.

Quand le médecin, ou l'apothicaire, ou le chirurgien entreront dans la maison, il appellera aussitôt le Préfet de la santé ou l'Infirmier.

Quand on donnera quelque chose à la maison, il en avertira au même temps le Supérieur, ou, en son absence, l'Assistant ou l'Économe.

Il n'appellera jamais personne de loin en criant, mais il ira avertir un chacun en sa chambre ou au lieu où il sera.

Il ne prendra rien des externes à garder, que par la permission du Supérieur.

Depuis qu'il sera nuit, il ne permettra point à personne de sortir, qu'il ne soit bien certain de la licence du Supérieur.

Dans le Collège, ce sera lui qui sonnera la cloche pour le commencement et la fin des leçons, et qui ouvrira et fermera les classes aux heures prescrites, bî ce D'est que le Supérieur donne cette charge à quelque autre.

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