I.NTROlH'i.TION
Son travail achevé, le P. Eudes en lit faire par M. Du four, son secrétaire, une copie qu'il revit et corrigea avec soin. Ce précieux manuscrit nous reste. On le conserve aux archives de la Congrégation de Jésus et Marie. C'est un gros volume in-i° de t93 feuillets, paginés seulement au recto, ce qui donne un total de 986 pages. On le fît relier en 172,1, en prenant la précaution de ne point l'émarger, afin d'être sûr de le conserver dans son intégrité1. C'est le P. Gostil qui nous apprend ces détails dans une note placée par lui en Bête du manuscrit2. .
Les Règles et Constitutions n'ayant pas été imprimées, pour des motifs que nous ignorons, l'Assemblée générale de 1725 décida qu'on en ferait, aux frais de la Congrégation, des copies « exactes et collationnées » sur l'original, qui seraient distribuées dans les diverses maisons de l'Institut3.
Le P. Costil eut à vérifier une de ces copies, et il remarqua sur l'original quelques additions ou corrections, qui avaient été faites par le successeur du P. Eudes. M. Blouet de Camilly. 11 signala le fait à IW-enihlér générale de 1727. Les commissaires nommés pour le vérifier en reconnurent L'exactitude. A l'unanimité, les membres de l'Assemblée décidèrent qu'on accorderait aux additions de M. Blouet la
1. A !i fin iln volume m- trouve l'abrégé des Constitutions en -il articles, fail par ordre de l'Assemblée générale de 1722, en vue*l'obtenir de nouvelles Lettres patentes en faveur de la Congrégation. Il esl écril de la main «In I'. Costil.
•J. Voici, dans sa partie essentielle, le texte de la no t< mi P. Costil: « Original <l"s Règles <■( Constitutions de l> Congrégal on de Jté&us ••! Marie, écrites de La main de M. Dufour par l'ordre du H. P. Jean Eudes, Instituteur de la même Congrégation, <■! revues par le même, connue il parait par les additions ou corrections qu'il y a. insérées de sa propre main. El reliées en l'anaée 1726, ave la précaution de ne rien couper dis marges de peur du moindre changement. »
.'{. Acte» des Assemblées générales, p. 54.
iti RÈGLES ET CONSTITUTIONS
même force qu'au texte du fondateur, et qu'on les observerait comme le reste des Constitutions ; mais elle défendit d'y faire, à l'avenir, aucune addition ou correction, sans l'autorisation expresse d'une Assemblée générale*. Nous devons ajouter que les additions de M. Blouet sont très peu nombreuses et de très miaime importance. Il est aisé de les reconnaître encore maintenant sur l'original, et nous aurons soin de les reproduire en note.
Le P. Eudes avait soumis les Règles et Constitution* à l'approbation des Évoques qui avaient appelé la Congrégation dans leur diocèse. Le P. Costil nous a conservé la lettre d'approbation de WT Auvry, dvêque de Cou tances. En voici le texte :
« Claude Auvry, par la grâce de Dieu et du Saint- Siège apostolique Evêque de Coutances, Conseiller ordinaire du Roi en ses conseils, trésorier de la sainte Chapelle royale du Palais à Paris, etc.
« Vu et considéré par nous les Constitutions contenues en ce livre, divisées en treize parties, et dres-
- pour le gouvernement et conduite des Prêtres Missionnaires de la Congrégation des Séminaires, dé laquelle nous avons établi une maison et comin miaulé on la ville de Coutances^ lieu de notre siège épiscopal, par nos lettres du huitième de décembre 1650.
< Afin de donner aux dites Constitutions le poids et la force qu'elles peuvent recevoir de l'autorité épiscopale, nous les avons approuvées et approuvons par ces présentes, en général et en particulier, comme si elles étaient ici spécifiées et insérées de mot à mot, exhortant tous les prêtres, clercs et autres de la dite Congrégation de les garder d'autant plus exactement, qu'il n'y a point de moyen plus nécessaire et