II. — VŒU
Ou Élévation à Jésus, pour s'offrir à lui en qualité d'hostie et de victime qui doit être sacrifiée à sa gloire et à son pur amour'.
Jésus Maria.
0 montrés aimable Jésus, je vous adore et vous glorifie infinies fois, dans le martyre très sanglant que vous avez souffert en votre Passion et en votre croix.
1. Recueil de Caen, à la suite du Memoriale bencficiorum Dei. Gostil, Annales, livre 2, n. 28. Hérambourg, II. chap. 34. L'autographe
Je VOUS adore et vous bénis, autant que je puis, dans Tétat d'hostie et de victime, dans lequel vous êtes au Saint Sacrement de l'autel, là où vous êtes continuellement sacrifié pour la gloire de votre Père et pour notre amour.
Je vous honore et révère dans le martyre très douloureux que voire sainte Mère a porté au pied de votre croix.
Je vous loue et magnifie dans les divers martyres de vos Saints^ qui ont enduré tant et de si atroces tourments pour l'amour de vous.
J'adore et je bénis toutes les pensées, les desseins et l'amour infini que vous avez eu de toute éternité au regard de tous les bienheureux Martyrs qui ont été depuis le commencement et qui seront jusqu'à la fin du monde dans votre sainte Église.
J'adore et je révère, en toutes les manières qu'il m'est possible, le désir extrême et la soif très ardente que vous avez de souffrir et de mourir jusqu'à la fin du monde dans vos membres, afin d'accomplir le mystère de votre sainte Passion, et de glorifier votre Père par la voie des souffrances et de la mort, jusqu'à la fin du monde.
En l'honneur et hommage de toutes ces choses, et en union du très grand amour par lequel vous vous êtes offert à votre Père, dès le moment de votre Incarnation, en qualité 'd hostie et de victime, afin d'êire immolé pour sa gloire et pour notre amour, par le très douloureux martyre de la croix ; comme aussi en l'union de tout l'amour de votre sacrée Mère et de tous vos saints Martyrs : je m'offre et me donne, je me voue et me consacre à vous, ô Jésus mon Seigneur, en l'état d'hostie et de
de ce Vœu est conservé au monastère de Notre-Dame de Charité de Paris, dit de Saint-Michel, actuellement à Ghevilly (Seine). La signature el tout le texte qui la suit sont écrits du sang du Bienheureux. (Nous avons oublié de mentionner que ce monastère de Saint- Michel possède aussi l'autographe d'une lettre du P. Eudes, c'est lalettre d'obédience à M. Avenel. Voir tome X, livre II, Lettre 63, p. 452).