DEUXIÈME PARTIE
nequ&mittalis margaritas vestras ante porcos1^ en recevant à la participation des saints sacrements ceux qui en doivmi êtrerejetés ; et pour cet effet, ne recevoir pas à la Sainte table les pécheurs publics el scandaleux ; ne donner nas l'absolution à ceux qui sont dans l'occasion prochaine du péché, ou qui la donnent aux autres ; qui ont fait tort au prochain et qui ne restituent point, le pouvant faire ; qui sont en dissension avec autrui et ne se réconcilient point, et qui sont dans les habitudes du péché mortel dont ils ne s'amendent point. N'admettre pas au sacrement de mariage ceux qui ont quelque empêchement à le recevoir validement et licitement, ni ceux qui ignorent les choses que tous les chrétiens sont obligés de savoir, jusqu'à ce qu'ils aient été instruits et qu'ils les sachent. Et ne souffrir point pour parrains et marraines au baptême des personnes qui, pour leur ignorance et le peu d'âge qu'elles ont, ne sont pas capables de faire l'office qu'elles prennent au regard du baptisé, à savoir de lui servir de pères spirituels ou de mères spirituelles, pour l'instruire, au cas de besoin, dans les choses qu'il doit savoir afin de vivre en chrétien.
Apporter toute la diligence possible pour faire en sorte que les églises, les cimetières et tous les lieux saints soient révérés et sanctifiés ; que toutes choses y soient nettes, propres et en bon ordre, spécialement celles qui servent à l'autel ; que notre grand Roi y soit servi avec la décence et l'honneur que mérite sa majesté suprême ; que les sacrements y soient saintement administrés ; que l'office divin y soit célébré gravement et pieusement, avec toutes les cérémonies extérieures et la dévotion intérieure qui est requise, et que tout le monde se comporte dans la maison de Dieu et devant sa face avec le silence, la mo-
1 Matth. VU, 6.
destie et le respect qui est dû à sa divine présence. Avoir aussi un zèle spécial pour la sanctification des saints jours des dimanches et des fêles, et pour empêcher qu'ilsne soient profanés par ceux qui travaillent, qui trafiquent et qui font d'autres œuvres serviles, ou qui n'assistent pointa la sainte messe en ces jours-là, et par ceux qui les emploient à boire dans les cabarets ou ailleurs, ou à jouer, ou à danser, ou en quelque autre dérèglement.
Avoir une dévotion très particulière au regard de la très sainte Vierge, Mère de Dieu, et de son très cher époux saint Joseph, et tâcher de l'imprimer dans les cœurs de tous les autres, en excitant un chacun à servir et honorer cette Reine du ciel et son très digne époux. Avoir aussi dévotion à tous les Saints du diocèse et du lieu où nous sommes, et à tous les Saints de notre ordre, c'est-à-dire, tous les saints Pontifes, Prêtres et Lévites, qui sont en très grand nombre, et dont il arrive souvent des fêtes dans le cours de l'année, que nous devons toujours célébrer avec une affection particulière, comme fêtes de nos frères, de nos patrons et de nos pères : Filiisanctorum sumusK
Mais surtout nous devons avoir une vénération très singulière au regard du très saint Sacrement, qui est le plus précieux trésor des prêtres et leur propre mystère,, pour lequel ils doivent avoir un zèle tout particulier, afin de l'honorer et faire honorer aux autres en toutes les manières possibles, de le tenir dans un lieu net et honorable, et d'exciter les chrétiens à se comporter révéremment et saintement en sa présence, à assister souvent et dévotement à la sainte messe, et à l'accompagner avec honneur et respect lorsqu'on le porte aux malades ou en procession.
1 Tob. ii, 18. . <