CHAPITRE XVII
Pour la visite des malades.
/^wffrih cette action àNotre-Seigneur, en l'honneur et "• ^ union de la très parfaite charité qu'il a pour ses créatures et pour tous ses enfants ; et nous donner à lui, pour entrer dans le très grand amour par lequel il a porté dans son Cœur toutes nos infirmités, maladies et afflictions : Infirmitates nostras accepit, et xgrotationes nojstras porlavit1, et dans les saintes dispositions avec lesquelles
< Matth. VIII, 17.
•il a visité les malades pendant qu'il était sur la terre ; comme aussi pour nous unir aux saintes dispositions et intentions avec lesquelles tant de grands Saints ont fait la même action que nous allons faire.
2. Saluer le malade avec grande charité, le regardant comme un membre de Jésus-Christ et comme notre frère, et en cette vue lui témoigner, mais de cœur, beaucoup de compassion, et lui parler avec grande douceur, cordialité et discrétion.
3. Lui faire entendre qu'il y a deux causes principales de toutes nos afflictions :
Que la première est la Providence et la volonté de Dieu, qui dispose et ordonne de toutes choses, mais toujours en la meilleure manière, et pour notre plus grand bien, si nous les voulons prendre et porter comme il faut, ce que nous pouvons avec sa grâce.
Que la seconde cause de nos misères, c'est le péché ; [et] que [à ce sujet] nous avons trois choses principales à faire dans nos maladies :
à) Nous humilier en la vue de nos offenses, par lesquelles nous avons mérité l'enfer, et beaucoup davantage toutes les tribulations de ce monde.
b) Nous soumettre et abandonner avec confiance à la divine volonté.
c) Souffrir avec patience pour l'amour de Notre-Seigneur, qui a tant souffert pour nous, et lui offrir nos souffrances en l'honneur et union des siennes.
4. Après avoir proposé ces choses au malade, ou d'autres semblables, les lui faire pratiquer en cette façon :
« Or sus, mon très cher frère, ou ma très chère sœur, voulez-vous pas bien maintenant réduire en pratique ce que je viens de dire? Voulez-vous pas vous humilier devant Dieu ? Pour ceteffet reconnaissez-vous pas que vous êtes pécheur, ou pécheresse, et que, quand vous n'au-