TROISIEME PARTIE. — CIIAI'ITHE XVIII
A: Lui représenter ses devoirs au regard du prochain, qui sont :1.) De demander pardon à ceux qu'il a offensés, et auxquels il adonné quelque sujet de mauvaise édification. 2.) Pardonner de tout son cœur à tous ceux, qui l'ont offensé, en disant avec Notre-Seigneur : Pater, dimille Mis1. 3.) Si le malade est un père ou une mère, maître ou maîtresse, supérieur ou supérieure, recommander à ceux qui lui sont commis la crainte de Dieu, et leur donner la bénédiction, ou plutôt prier Dieu qu'il la leur donne ; car ce n'est pas au pécheur à donner sa bénédiction, n'étant de lui-même que malédiction, mais bien à prier Dieu qu'il la leur donne.
5. Si c'est une personne qui ait quelques commodités temporelles, l'exhorter de n'oublier pas les pauvres et les œuvres de piété, afin qu'il rachète ses péchés par aumône, et. que les pauvres le reçoivent dans les tabernacles éternels.
6. L'avertir de mettre ses affaires temporelles au meilleur état qu'il pourra, et de ne laisser point, s'il est possible, de matière de procès ou de discorde à ses enfants'ou héritiers.
7. Le disposer à recevoir le saint Viatique, et l'exhorter à s'unir de cœur et d'intention à toute la dévotion avec laquelle la très sacrée Vierge et tant de grands Saints et Saintes ont fait leur dernière communion.
H. Procurer, s'il se peut, qu'il gagne quelque indulgence comme celles qui se peuvent gagner à la mort, par le moyen des médailles de saint Charles, ou des cinq Saints, ou quelques autres. Et pour le préparer à les gagner : 1.) Exciter en lui un grand désir de les gagner. 2.) Lui faire protester qu'il le désire, non pour son intérêt, mais pour la pure gloire de Dieu, et afin que le fruit de la sainte passion et du précieux sang de Jésus-Christ soit par ce moyen appliqué à son àme. 3.) Lui aider à entrer dans
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l'esprit de pénitence, et à produire des actes de contrition, après s'être accusé en général de tous ses péchés. 4.) Ayant sur soi quelqu'une des susdites médailles, lui faire prononcer par trois fois, avec toute la dévotion qu'il pourra, et en baisant la susdite médaille, le très saint nom de Jésus et de Marie, en cette façon : Jésus, Maria ; Jésus, Maria; Jésus, Maria ; ayant intention de le prononcer en union de tout l'amour qui a été, est et sera porté à jamais au ciel et en la terre à Jésus et Marie.
9. Le disposer de bonne heure à recevoir le sacrement de l'Extrème-Onction, pour les intentions pour lesquelles Notre-Seigneur l'a institué, à s'avoir, pour effacer et détruire ce qui reste du péché dans lame chrétienne, pour accomplit et perfectionner en elle l'œuvre de sa grâce, pour la fortifier contre les combats el assauts de ses ennemis, pour l'orner des vertus et dispositions requises afin de mourir chrétiennement, ou même pour remettre le malade en santé, s'il est expédient'pour la gloire de Dieu.
Lui aider à entrer dans les dispositions nécessaires pour recevoir ce sacrement, dont la première est de le désirer beaucoup, afin que les desseins que Notre-Seigneur a eus sur lui en établissant ce même sacrement soient accomplis. La deuxième, de l'adorer comme l'instituteur de ce sacrement, et le remercier de toute la gloire qu'il a rendue à son Père, et de toutes les grâces qu'il a communiquées aux âmes, par le moyen de ce même sacrement. La troisième, de se confesser derechef de ses péchés, d'en demander pardon à Dieu. La quatrième, d'offrir au Père éternel tout l'honneur que son Fils lui a rendu par le saint usage qu'il a fait de tous ses sens intérieurs et extérieurs, et de toutes les puissances de sou âme, en satisfaction de tout le déshonneur qu'il lui a rendu par le mauvais usage qu'il a fait de ces mêmes choses. La cinquième, de s'unir à toutes les dispositions avec lesquelles ce sacrement a été reçu par tant de Saints