PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE XX
elle : Deussolus pro dignilate polest laudare miraculaqn.r fecit in Ma ' ?
N'entendez- vous pas saint Bernardin de Sienne, qui nous annonce que : « Comme les perfections de la Divinité sont incompréhensibles à tout entendement, ainsi les excellences et les grâces qui accompagnent cette divine Maternité sont si éminentes, qu'il n'y a que l'esprit de Dieu, et de l'Homme Dieu, et de la Mère de Dieu, qui les puisse comprendre ; et que, pour la disposer à cette haute dignité, il a fallu qu'elle ait été élevée à une certaine, s'il faut ainsi dire, égalité avec Dieu, par une certaine infinité de grâceset de perfections » : Oportuit, ni sic dicam, ipsam elevari ad quamdam quasi sequalitaiem divinam, per quamdam infinitatem perfectionum et gratiarum 2 ?
N'est-ce pas ce que saint André de Crète nous veut donner à entendre, quand il dit que « cette Vierge admirable est une déclaration, c'est-à-dire, une expression et une image des mystères cachés de la divine Incompréhensibilité » : Declaratio occultorum et profundorum divinœ incomprehensibilitatis3 9 N'est-ce pas aussi ce que le Docteur angélique saint Thomas veut dire, quand il nous déclare que c'est « une image infinie de la divine Bonté », c'est-à-dire, qui représente infiniment bien, avec une perfection infinie, la grandeur immense de la divine Bonté: Divinœ bonitatis infinita imago'"'?
N'est-ce point encore ce que saint Pierre Chrysologue nous veut faire connaître, quand il dit que « la grandeur de Marie est en quelque façon la mesure de la grandeur et de l'immensité de Dieu, et que celui qui ne connaît pas bien celle-là, ne peut pas connaître celle-ci » : Tanta est Virgo, ut quantus sit Deus salis ignorel, qui hujus Virginis montera non stupet, animam non miratur"0? Et