In Psal. seu Ros., p. 2, cap
"2. « Hoc nomen cura Angeli audiunt, gaudent in conscientia sua, et regratiantur Deo, qui per me et rnecum talem gratiam fecit... llli qui in Purgatorio sunt, ultra modum gaudent, tanquam aegerin lecto jacens, si audierit ab aliquibus verbum solatii... in animo statim exultât. Angeli etiam boni, audito hoc nomine, statim appropinquant magis justis quibus dati sunt ad custodiam, et gaudent de profectu eorum... Omnes etiam dœmones verentur hoc nomen et timent. Qui audientes hoc nomen Maria, statim relinquunt animam de unguibus quibus tenebant eam... sed iterum advolant et revertuntur ad eam quasi sagitta velocissima, nisi aliqua emendatio subsequatur. Nullus etiam tam frigidus ab amore Dei est, nisi sit damnatus, si invocaverit hoc nomen hac intentione ut nunqunm reverti velit ad opus solitum, quod non discedat ab eo statim diabolus... » Recel, lib. !. cap. 9.
~2'.i'2 l'enfance admirable
») rie, et tremblent quand ils l'entendent prononcer, et » sont contraints de s'enfuir et de quitter l'âme qui )> était en leurs griffes ; mais si elle ne s'amende point » ils retournent bientôt. Enfin, il n'y a aucun pécheur» » pour glacé qu'il soit en l'amour de Dieu, s'il n'est tout » à fait perdu, que le diable n'abandonne, s'il invoque » mon Nom, avec résolution de quitter son péché. »
Dites-moi, mon cher lecteur, toutes ces choses font elles pas voir clairement que notre divine Marie est un prodigieux trésor de l'Église triomphante, de la militante et de la souffrante ?
Voici encore davantage : c'est qu'elle n'est pas seulement le trésor, mais qu'elle est le co^ur de la même Église. C'est le saint prêtre Hésychius, lequel expliquant ces paroles du psaume 44, Fructavif cor ?neum, etc., dit que la divine Marie est le co^ur de l'Église : Cor Ecclesise. Oui, c'est le vrai cœur de la sainte Église. Car qu'est ce que le cœur ? N'est-ce pas le principe de la vie ? Et n'oyez-vous pas saint Jean Damascène qui nous annonce que Marie est la fontaine d'où la vie est sortie : Forts ex quo vita orta est ' Et la sainte Église qui nous annonce que c'est par Marie que la vie nous est donnée : Vilain datam per Virginem, etc. ; et qu'elle est notre vie, notre consolation et notre espérance : Vila, dulcedo et spes noslra. Et le Saint-Esprit qui lui fait dire que c'est en elle que l'on trouve toute l'espérance de la vie : In me oinnis spes vil te -.
Mais écoutons saint Germain de Constantinople : « Comme larespiration, dit-il, est non seulement le signe, » mais aussi la cause de la vie : de même quand vous » voyezdes chrétiens qui ont souvent le saint Nom de Marie » en la bouche, c'est une marque qu'ils sont vivants de » la vraie vie. Et même l'affection singulière qu'on a pour