Lib. 8. Oracul. Cf. Vega, Theol. Mar., n
236 l'enfance admirable
qui nous annoncent la naissance d'une nouvelle lumière en la terre, et que cette lumière naîtra du ventre d'une Vierge qui s'appellera Marie.
Mais, outre cela, je trouve dans les Annales ecclésiastiques du cardinal Baronius, en l'année 780, une chose -qui est attestée, dit ce grand homme, de tous les historiens grecs et latins : C'est qu'en cette année-là, un certain homme, fouillant dans les longs murs de Thrace, trouva un tombeau de pierre où il y avait un homme •couché, et des lettres écrites qui contenaient ces paroles : Le Christ naîtra de la Vierge Marie ; je crois en lui. 0 soleil, tu me verras derechef sous l'empereur Constantin et V impératrice Irène. On ne sait point qui était cet homme. Quelques-uns pensent que c'était Mercure Trismégiste ou Platon ; mais, quoi que c'en soit, il est constant qu'il était là longtemps avant la naissance du Fils de Dieu et de sa très sainte Mère.
J apprends aussi de Jean de Leydes, de l'Ordre des €armes, dans les chroniques qu'il a écrites des comtes de Hollande \ une chose très remarquable, qui est attestée par un Docteur en théologie, nommé Jean de domo Villarii, qui en a été témoin oculaire, et qui écrivit à un autre Docteur en Flandre, qu'en l'année 1374, il s'était trouvé en la vallée de Josaphat, à la découverte d'un tombeau sous terre, où il y avait le corps tout entier d'un homme fort grand, qui avait la barbe et les cheveux fort longs, avec une tablette qui contenait ces paroles en lettres hébraïques : Je suis Selh, le troisième fils d'Adam. Je crois en Jésus- Christ Fils de Dieu, et en la Vierge Marie sa Mère, qui doivent sortir de mes rei/is-.
Voici une autre chose que j'ai à dire, qui fait voir combien le sacré Nom de Marie est précieux et honorable devant Dieu. C'est qu'il a renfermé dans ce saint Nom* selon la remarque de quelques Docteurs signalés, les