‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 223 sur 303 · Vega, Theol. Mat. n · texte numérisé non relu

Vega, Theol. Mat. n

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suçant le lait des bénites mamelles de sa mère, que les plus signalés Martyrs eu répandant leur sang pour Jesus- Çhrist, parée qu'en toutes ces choses elle était plus embrasée d'amour vers Dieu que tous les Séraphins et tous les Apùtres, et qu'elle agissait toujours avec plus de grâce et de sainteté qu'il n'y en a dans tous les Saints. Voilà pourquoi elle déclara un jour à sainte Meehtilde, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, que toutes les actions de son Enfance étaient comme un jeu très agréable devant les yeux de la très sainte Trinité, selon ces divines paroles : Ludens coram eo omni lempore '.

Mais afin d'avoir encore une plus grande connaissance de la sainteté et des perfections de son Enfance, écoutons ce que sainte Brigitte lui dit sur ce sujet, et ce qu'elle dit à sainte Brigitte ; puis nous entendrons parler les saints Pères.

« Bénite soyez-vous, û très sacrée Vierge Marie, ma souveraine Dame, dit sainte Brigitte dans la première des oraisons qui lui ont été révélées divinement2, de ce que, dans votre très sainte Enfance, aussitôt que vous avez quitté les mamelles de votre bienheureuse mère, elle vous a portée, avec votre père saint Joachim, dans le temple de Dieu, là où vous avez été commise à la garde du dévot pontife, avec les autres vierges. Louange vous soit donnée de ce que, sitôt que vous avez commencé à connaître votre Créateur, vous avez commencé aussi à l'aimer très ardemment et par-dessus toutes choses, et ô% ce que vous avez réglé et disposé votre temps avec une grande discrétion, le partageant entre plusieurs offices

l. Prov. VIII, 30; Cf. ci-devant, page -i'i'A, note 1.

'2. « Benedicta sis tu. Domina mca Virgo Maria, qua; in tua infantia sanctissima, statim post ablactationem tuam, a parentibus tuis in templo Dei porlata fuisti, et oustodiae devoti Pontificis cuin aliis virginibus commissa fuisti. Laus tibi, quae cum ad illam aetatem pervenisti, quod Deuin intelligeres tuuin existere Creatorem, confestim ipsum intime amure super omnia incepisti, et tune diurna tua tempora et nocturna, per diversa officia et exereilia, ad Dei hono-

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et exercices de piété et de charité, afin de l'employer tout pour sa gloire, et modérant tellement le repas et le repos que vous donniez à votre saint corps, que vous étiez toujours en état de vaquer à l'oraison et à tout autre exercice de vertu. »

« C'est une vérité que je vous annonce, ma fille, dit » la bienheureuse Vierge à saint Brigitte, qu'aussitôt » que j'ai eu la connaissance de mon Créateur, je l'ai » aimé d'un amour indicible et inconcevable, qui me » faisait sans cesse soupirer après lui, et qui allumait » dans mon cœur des désirs très ardents de lui plaire et » de l'aimer toujours de plus en plus. Car, outre que j'ai » toujours été préservée du péché par une grâce mer- » veilleuse, cet amour embrasé que je portais à mon » Dieu, le grand désir que j'avais de le connaître plus » parfaitement, le soin que mes parents prenaient de » mon éducation, et la conversation des personnes » pieuses, augmentaient et enflammaient sans cesse de » plus en plus dans mon cœur les désirs très véhéments » que j'avais de le contenter1. »

Ensuite la très pure Vierge, après avoir parlé de la merveilleuse pureté qui accompagnait le saint mariage de son père et de sa mère, se plaint beaucoup des femmes mariées qui ne vivent pas chastement dans leurs mariages, mais qui s'y comportent brutalement, se plongeant dans les immondices de la chair, comme des bêtes; et elle leur déclare que leurs plaisirs passeront, et qu'elles perdront les joies immortelles du ciel et seront abîmées dans les supplices éternels de l'enfer.

rem discretissime ordinasti, somnumque et cibuni tui gloriosi corporis t aliter moderabaris. quod ad serviendum Deo existeres semper apta. » Orat. 1.

1. « Postquam vero tantae setatis fui, quod aliquid intelligere potui de Creatore meo, tune indicibili amore ad eu m affecta suui, et desiderabam eum toto corde. Mirabili etiam gratia conserva tu fui, ut nec in tenera a?tate consentirem peccato, quia charitas Dei, et sollicitude parentum, educatio quoque honesta, et conversatio bonorum. et fervor sciendi Deura perseverabant mecum. » Revel. lib. 6, cap. 56.

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Oyons maintenant les saints Pères parlant des rares perfections de notre très sainte Knl'anL

« De quelles paroles me servirai-je, dit saint Jean Da- » mascène1, pour exprimer la gravité de votre marcher, » l'honnêteté de votre habit, la bonne grâce de votre vi- » sage, la prudence d'une sage vieillesse dans votre En- » fanée? La modestie de votre vêtement éloignait de » vous toute sorte de luxe et de mollesse. Votre démarche » posée et compassée était ennemie de toute légèreté. » Toutes vos actions étaient accompagnées de douceur » et de gravité. Vous fuyiez très soigneusement la hantise » des hommes. Vous étiez très obéissante à vos parents. » Il n'y avait rien de si humble que vous parmi vos très » hautes contemplations, rien de si doux, de si affable et » de si gracieux dans vos paroles et dans votre conver- » sation. Enfh%vous n'avez' jamais été autre chose que la » maison et la demeure de ia Divinité. »

Saint Ambroise, au livre second qu'il a fait des Vierges, où il décrit les excellentes qualités dont la très précieuse Vierge a été ornée, tant en son Enfance qu'au reste de sa vie. parle en cette façon- :

« Elle était vierge, dit-il, non seulement de corps, mais » aussi de cœur et d'esprit, sans feinte et sans déguise- » ment, mais pleine de simplicité et de sincérité. Elle » était humble de cœur, tardive à parler, grave et sé-

1. « Quonam modo incessum tuum gravitate plénum describam ? quomodo amictum ? quomodo venustatem oris ? senilem illam in juvenili corpore prudentiam ? Honestus vestitus fuit, mollitiem et luxum omnem fugiens. Gressus gravis, nec praeceps, nihil fraclum ac molle habens. Mores severi, et hilaritate temperati, per quos nullus ad te viris accessus pateret... Parentibus morigera et obsequens eras. Animus humilis in sublimissimis contemplationibus... Quid demum aliud quam dignum Deo domicilium ? » Orat. 1. de Mat. Virg.

2. « Virgo erat non solum corpore, sed etiam mente, quse nullo doli ambitu sincerum adulteraret affectum. Corde humilis, verbis gravis, animi prudens, loquendi parcior, legendi studiosior, non in inceito divitiarum, sed in prece pauperis spem reponens : intenta operi, verecunda sermone, arbitrum mentis solita non hominein,

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» rieuse en ses discours, pleine de prudence et de sa- » gesse, affectionnée à la lecture, amatrice de la pauvreté » et des pauvres. Son travail était accompagné de dili- » gence, ses paroles de pudeur, et ses actions d'une très » pure intention de plaire à Dieu et non pas aux hommes. » Elle ne savait ce que c'était que de nuire à personne ; » mais elle était pleine de bienveillance envers tous, de » respect envers ses supérieurs, et sans envie vers ses » égaux. Elle fuyait la jactance, suivait la raison, aimait » la vertu. Quand est-ce qu'elle a donné le moindre mé- » contentement à ses parents? Quand est-ce qu'on l'a vue » en dissension ou froideur avec ses voisins ? Quand » est-ce qu'elle a dédaigné les simples ou méprisé les » faibles, ou qu'elle s'est retirée de la compagnie des » pauvres? Rien de hautain ne paraissait en ses yeux, » rien d'offensant en son parler, rien de messéant en ses » actions, rien de libre en ses gestes, rien d'affecté en sa » démarche, rien d'immodeste en sa voix, rien en tout » son extérieur qui ne portât une image de sa piété et » sainteté intérieure. Que dirai je de la rigueur de ses » abstinences et de ses jeûnes très fréquents, et de la cha- » rite avec laquelle elle s'efforçait de rendre service à tout » le monde, sinon qu'en l'un et en l'autre elle excédait

sed Deum quserere, nullum hvdere, bene velle omnibus, assurgere majoribus natu, aequalibus non invidere, fugere jactantiam. rationem sequi, arnare virtutera. Quando ista vel vultu lœsit parentes ? quando fastidivit humilem ? quando derisit debilem ? quando vitavit inopeni ? eos solos solita coetus virorum invisere, quos misericordia non erubesceret, neque prœteriret verecundia. Nihil torvum oculis, nihil in verbis procax, nibil in actu inverecundum ; non gestus fractior, non incessus solutior, non vox petulantior: ut ipsa corporis species simulacrutn fuerit mentis, figura probitatis... Quid ergo exequor parcimoniam, officiorum redundantiam ? alterum ultra naturam superfuisse, alterum pêne ipsi naturae defuisse ; illic nulla intermissa tempora, hic congeminatos jejunio dies. Etsi quando reficiendi successisset voluntas, cibus plerumque obvius qui mortem arceret, non delicias ministraret. Dormire non prius cupiditas, quam nécessitas fuit : et tamen cum quiesceret corpus, vigi'are1. animu?... Domestioo operosa secreto, forensi stipato comitatu, nullo meliore

» presque les forces de la nature? Elle ne prenait jamais » ni son repas, ni son repos, pour la satisfaction de la » nature, mais pour la seule nécessité ; et pendant que » son corps dormait, son esprit veillait, qui était tou- » jours attaché à quelque sainte pensée. Son contente- » ment était d'être sous la conduite d'autrui, quoiqu'elle » ne pût avoir une plue fidèle garde que la sienne, vu que » tous ses pas étaient autant d'actes de vertu. Encore que » toute sa vie fût un exemplaire de perfection pour tous » ceux qui la voyaient, elle était néanmoins toujours prête » d'apprendre d'un chacun, et de recevoir des instruc- » tions de tous. Enfin, elle était extrêmement aimée de ses » parents, estimée des externes, et si remplie de sainteté, » qu'elle s'est rendue digne d'être Mère de Dieu. »

Voilà quelque chose de la très éminente sainteté de notre bienheureuse Enfant. Sur quoi je vous prie de remarquer ce qu'elle dit à sainte Brigitte du grand soin que ses parents avaient pris de son éducation ; ce qui «ans doute avait beaucoup contribué à sa sanctification.

Plût à Dieu que les pères et mères voulussent considérer combien est grande l'obligation qu'ils ont de prendre un soin particulier de la bonne éducation de leurs enfants, et de les élever en la crainte de Dieu et dans l'esprit du christianisme. C'est ici une des choses du monde des plus importantes et des plus nécessaires, et de laquelle dépend le salut d'une infinité d'âmes. Oh ! les belles et saintes instructions que le grand saint Jérôme donne à une mère sur ce sujet et sur les choses qu'elle doit enseigner et faire pratiquer à ses filles ! Je conjure toutes les mères et toutes les autres personnes

■tamen sui custode quam seipsa : quœ incessu affatuque venerabilis, non tam vestigium pedis tolleret, quam graduni virtutis attolleret .. Maria intendebat omnibus, quasi a pluribus moneretur... Quid enim in singulis morer, ut eam parentes dilexerint, extranei prsedi- ■eaverint, quse digna fuit ex qua Filius Dei nasceretur. » S. Ambr. De Vïrginib., lib. 2.

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qui sont employées à l'instruction des petites filles, de les lire plus d'une fois et de les imprimer dans les cœurs de ces enfants comme une sainte règle que la divine Enfant Marie a observée très parfaitement, et qu'elle leur donne afin qu'elles l'observent fidèlement, si elles désirent vivre en chrétiennes et être du nombre de ses véritables filles. C'est à une dame romaine de grande naissance, que saint Jérôme dit les choses suivantes, qui sont tirées de divers endroits de l'épitre qu'il lui écrit sur la manière en laquelle elle doit élever sa fille '.

« Qu'elle apprenne, dit-il, à n'entendre et à ne parler » que des choses qui regardent la crainte de Dieu. Que » les paroles lascives n'entrent jamais dans ses oreilles. » Qu'elle ignore les chansons mondaines. Qu'elle soit » sourde pour le son des harpes, des violons et d'autres » semblables instruments. Que la vue et la conversation » des hommes mondains lui soit interdite. Qu'elle » méprise les habits de soie et les vêtements pompeux. » Qu'elle ne sorte point avec Dina pour voir les filles » mondaines. Qu'elle ne sache ce que c'est que la danse. » Qu'elle ne porte point de jupes traînantes. Qu'elle » n'aille point aux festins publics, ni aux noces de qui » que ce soit. Qu'elle ne sorte jamais delà maison qu'art vec vous. Qu'elle ne voie rien en vous et en son père

1. « Nihil aliud discat audire, nihil loqui, nisi quod ad tirnorem Dei pertinet. Turpia verba non intelligat : cantica mundi ignoret... Surda sit ad organa ; tibia, lyra, cithara, cur facta sunt nesciat... Nullus ei juvenis, nullus cincinnatus arrideat... Spernat bombycum telas, sérum vellera, et aurum in fila lentescens... Ne egrediatur cum Dina, et velit videre filias regionis alienœ. Ne ludat pedibus ; ne trahat tunicas... Non veseatur in publico, id est in parentum convivio... Non intersit nuptiis servulorum, neque familias perstrepentis lusibus misceatur... Nusquam absque te procédât in publicum... Nihil in te et in pâtre videat, quod si fecerit, peccet... Talia vestimenta portet, quibus pellatur frigus, non quibus vestita corpora nudentur... Discat jam nuncet vinum non bibere, inquo est ïuxuria... Nunquatn exeat foras, ne inveniant eam qui circumeunt civitateni, ne percutiantet vulnerent... » D. Hieron. Epist. ad Lsetam, De Instit. fili.u. passim.

SECONDE PAETIE. — CHAPITRE IX .'{Hi>

. qui ne la porte à la vertu. Qu'elle porte des habits qui » la gardent du froid seulement, et non pas qui laisse®! » son corps nu, quoiqu'il soit revêtu : Talia vestimenta » portet, quibus pellaiur frigus, non quibus vestita corpo- » va nudentur. Qu'elle apprenne dès maintenant à ne » boire point de vin, qui est l'ennemi de la chasteté. » Qu'elle aime la retraite et le silence, et qu'elle fuie les » compagnies du monde, afin d'éviter toutes les occa- » sions de péché et de perdition qui s'y rencontrent. »

Voilà les choses dont la bienheureuse Vierge s'est abstenue dès les plus tendres années de son Enfance, et dont une fille chrétienne, qui désire la suivre dans les voies de la sainteté, doit aussi s'abstenir. Voici maintenant les emplois et les exercices qu'elle doit aimer et pratiquer1 :

« Qu'elle se plaise, non pas avec des compagnes qui » soient parées et attifées mondainement, qui soient » idolâtres de leur beauté, qui soient gaillardes ou en- » jouées, qui aiment à chanter des airs mondains; mais » avec celles qui sont sages, modestes et pieuses. Qu'on » lui donne pour sa gouvernante une vierge bien établie » dans la foi, dans la pureté et dans la sainteté de la vie » chrétienne, qui lui enseigne par ses paroles et par son » exemple à rendre à Dieu ses adorations et ses louanges, » et à lui offrir ses prières, à minuit, au matin, à tierce, >i à sexte, à none et à vêpres. Que le jour soit ainsi em- » ployé ; que la nuit arrivant, la trouve dans le travail.

1. « Placeat ei cornes non compta, neque formosa alque lasciva, quic liquido gutture carmen dulce moduletur, sed gi-avis, pallens, sordidata, subtristis. Proponatur ei probae fidei, ac morum et pudicitiae virgo veterana, quœ illam doceat, et assuescat exemplo ad orationes et psalmos, nocte consurgere, mane hymnos canere, tertia, sexta, nona bora stare in acie, quasi bellatricem Christi, accensaque lucerna reddere sacrificium vespertinum. Sic dies transeat, sic noi •inventât laborantem : orationi lectio, lectioni succédât oratio... Discat et lanam f'acere, tenere colum, ponere in greniio calathum, rotare fusum. stamina pollice ducere... Jurare non discat, mentiri sa- ■crilegium putet. Nesciat sreculum, vivat angelice... Sic comedat, ut

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» Que la lecture précède l'oraison ; que l'oraison succède » à la lecture. Qu'elle apprenne aussi à travailler en » laine, à manier le fuseau et à filer à la quenouille. » Qu'elle ne jure jamais. Qu'elle abhorre le mensonge )) comme un sacrilège. Qu'elle ne connaisse point le « monde. Qu'elle vive angéliquement. Que la sobriété » accompagne toujours son repas, de telle sorte qu'après » avoir mangé elle soit toujours en état de vaquer à la » lecture et à l'oraison. Que sa langue enfantine s'ac- » coutume de bonne heure à goûter le miel et la douceur » des psaumes ; que les saints livres soient ses perles et » ses précieux ornements ; qu'elle aime les ouvrages des » saints Docteurs, dans les livres desquels la pureté de » la foi et la piété de la religion chrétienne soient con- » servées en leur entier et sans aucune altération. Que » sa chambre et sa solitude soient le paradis de ses » délices. Qu'elle imite cette divine Vierge, de laquelle » il est dit que toute la gloire de la fille du grand Hoi » prend son origine dans son intérieur et dans son » cœur. Qu'elle contemple, qu'elle aime, qu'elle admire » cette tout aimable et tout admirable Vierge dans les- » premières années de son Enfance, la regardant et y> l'étudiant comme celle dont le parler, le marcher, » l'habit, est une sainte école de toutes sortes de vertus. » Voilà les divines leçons que ce saint Docteur donne aux mères chrétiennes qui ont des filles. Plaise à la divine Bonté de les graver dans leurs cœurs, et de leur faire la grâce de les goûter et de les suivre ! Si elles le font, elles en verront des fruits merveilleux et en re-

semper esuriat ; ut stalim post cibum possit légère, orare et psallere . Discat primo psalterium, hisce cantieis avocet... Pro gemmis et serico divinos codices amet.. Illorum (Doctorum) tractatibus, illorum delectetur ingeniis, in quorum libris pietas fidei non vacillet... Imitetur Mariam, quam Gabriel solam in cubiculo suo reperit.. ; semuletur eam de qua dicitur : Omnis gloria e/us filix régis ab intus... Illam videat, illam amet, i lia m primis miretur ab annis, cujus et strmo, etincessus, et habitus dniMiïna virtulum est. » Idem., ibid.

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C svront des consolations indicibles ; si elles les méprisent, elles courront grand risque de se trouver un jour avec la misérable Prétextate, de laquelle saint Jérôme raconte, dans la même épître d'où les paroles susdites sont tirées, que pour avoir habillé mondainement sa nièce Eustochium, fille de sainte Paule, elle mourut misérablement cinq mois après, et fut précipitée dans les enfers '.

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