Eccl. X
:Wï l'enfance admirable
a plus de lumière et de sagesse, plus de force et de puissance que tous les rois et les reines qui ont été et qn't seront en ce monde et en l'autre ! Mais est-il vrai que cette Enfant soit Reine? Oui, cette petite Marie est une grande Princesse et une très puissante Reine. C'est la Reine des hommes et des Anges, c'est l'Impératrice de l'univers, et elle est Princesse et Reine dès le ventre de sa mère et dès le premier instant de sa vie. En voici les preuves.
Peut-on dénier le nom et la qualité de Princesse à celle qui naît du sang illustre et royal de quatorze Patriarches, de quatorze ducs et de quatorze rois ?
N'est-il pas convenable à la gloire de celui qui est le Roi des rois, et qui a toujours été et qui sera toujours Roi, que celle qui le doit concevoir et enfanter soit telle qu'on puisse dire qu'elle a toujours porté la couronne royale, même dès le moment de sa naissance, et qu'elle la portera éternellement ?
N'est-il pas vrai que la très sainte Trinité l'a élue dès le moment de sa conception, voire de toute éternité, pour être la Reine du ciel et de la terre, selon ces divines paroles que le Saint-Esprit lui fait dire : Ah xterno wdinata sum1, là où la diction hébraïque porte : A sœculo inaugurata sum princeps ; ou, selon une autre version : 1 sxculo coronata sum : « Je possède la qualité de Princesse et de Reine, et j'ai été couronnée avant tous les siècles. » Si l'élection des hommes peut établir un homme de néant, sorti de la lie du peuple, sur le trône impérial, comme elle l'a fait beaucoup de fois : combien davantage l'élection de Dieu peut-elle donner la qualité et les droits d'Impératrice de l'univers à celle qui est la plus v noble et la plus digne de toutes les créatures?
De plus, le Père éternel ne l'a-l-il pas choisie, dès le