Cf. de Vega, Theoh Mar. n
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Mère de Dieu, tant parce que son Fils Jésus ne le lui permet pas, que parce que lui ayant brisé la tète, il la redoute comme un chien craint le bâton duquel il a été battu.
Enfin, notre petite Princesse a une souveraineté et une puissance générale sur toutes les créatures raisonnables, sensibles et insensibles, animées et inanimées, dès le premier moment de sa vie, par le même titre par lequel Adam était le roi de tout le monde avant son péché, c'est-à-dire parle titre de la justice originelle, outre tous les autres que nous avons produits ci-dessus. « Tout ce » qui est sous l'empire de la très sainte Trinité, dit saint » Bernardin de Sienne, est sous la domination de la glo- » rieuse Vierge ; tous les Anges, tous les hommes, toutes » les choses corporelles et spirituelles, tous les cieux. » tous les éléments et toutes les choses qui sont au ciel » et en la terre, soit les bienheureux, soit les damnés, et » généralement toutes les choses créées qui sont sous la » puissance de Dieu, sont aussi sous la dépendance de » la Mère de Dieu \ »
Et il ne faut pas s'étonner de ce que toutes^les créatures sont assujetties à sa puissance, puisque, par le titre de la divine Maternité, à laquelle elle est appelée et destinée par un décret irrévocable de la divine Volonté, elle a pouvoir et autorité sur le Créateur même, qui veut être l'un de ses sujets, selon ces divines paroles : El eratsubâitus Mis-. Voici une proposition qui est vraie, dit le même saint Docteur : Toutes choses sont asservies à l'empire de Dieu, et la Vierge même ; mais en voici une autre qui n'est pas moins véritable : Toutes choses
1. Tôt creaturae serviunt gloriosa; Virgini, quot serviunt Trinitati. Omnes enim creaturae, quemcumque graduai teneant, sive spirituales, ut Angeli, sive rationales, ut boulines, sive corporales, ut corpora caelestia, vel elementa, et oninia quae sunt in caelo et iu terra, sive damnati, sive Beati, quae oninia sunt divino imperio subjugata : eadem gloriosaj Virgini sunt subjecta. » Tom. 1, ser. 61, art. 1, c. 6.