‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 290 sur 303 · TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XV IB · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XV IB

leur vuni. Ensuite de quoi sa mère étant devenue enceinte, retourna derechef en la même chapelle, pour remercier la Reine du ciel, et pour lui offrir et donner l'enfant qu'elle portait en ses entrailles. Voilà la première source des faveurs indicibles qu'il a reçues de la divine libéralité, par l'entremise de la Mère de grâce.

La seconde est que, quand il commença à étudier, il tomba entre les mains d'un ecclésiastique plein de vertu, dont le bon exemple et les saintes instructions contribuèrent beaucoup à fomenter et fortifier en lui les dispositions de grâce et de piété que le Saint-Esprit avait commencé à mettre dans son âme dès son enfance.

La troisième source de son bonheur est d'avoir continué et fait la plus grande partie de ses études dans un Collège des RR. Pères Jésuites, et d'y avoir été admis en la Congrégation de Notre-Dame, où Notre-Seigneur lui fit encore de grandes miséricordes par le moyen de sa très précieuse Mère.

Il serait à souhaiter que toutes les Religieuses de Sainte-Ursule et de la Congrégation de Notre-Dame, qui sont obligées par leur institut de vaquer à l'instruclion des petites filles, établissent parmi elles des Congrégations de la très sainte Vierge, comme il y en a dans quelques monastères d'Ursulines, qui fussent dédiées à l'honneur de sa divine Enfance, dans lesquelles on observât à peu près les mêmes règles, et on fit les mêmes exercices qu'en celles des Jésuites.

Si cela ne se fait pas partout, du moins je supplie de tout mon cœur les susdites Religieuses, et toutes les autres qui sont appliquées à l'instruction des petites filles, d'apporter tout le soin et toute la diligence possible pour imprimer dans leurs cœurs une dévotion particulière à la très sainte Enfance de notre glorieuse Vierge, et pour les disposer à choisir un jour qui lui soit dédié, auquel, après une bonne confession et une sainte communion, si elles sont en âge de communier, elles fassent une obla-

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tion et une dédicace ou consécration de l'état de leur enfance et de toute leur vie à la divine Enfance de la Reine des Anges, en disant l'oraison suivante, et tâchant de la dire plus du cœur que de la bouche.

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