‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 293 sur 303 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

La conclusion de ce livre, contenant une histoire mémorable arrivée en nos jours, qui fait voir les bontés incomparables de la très sainte Mère de Dieu.

Le désir très ardent que j'ai de faire connaître atout le monde les bontés inconcevables de notre divine Mère, afin d'exciter tous les hommes à l'aimer et à la servir, m'oblige de conclurece livre, par le rapport d'une chose très mémorable que j'ai lue dans un excellent livre qui porte pour titre : Jconologia Mariana1, composé par un grand serviteur de la bienheureuse Vierge, le Révérend Père Honorât Nicquet, de la Compagnie de Jésus, qui assure avoir appris ce qu'il écrit par les lettres des Pères de la même Compagnie, qui étaient dans la ville de A'aples Lorsque la chose y est arrivée, dont voici le narré :

En l'année 1648, il y avait, clans une maison considérable de lu dite ville de ISaples, deux Turcs esclaves, tous deux d'une vie fort dépravée, mais l'un beaucoup plus que l'autre, qui néanmoins avait quelque chose de bon. C'est qu'il employait quelque partie de ce qu'il pouvait gagner pour acheter de l'huile, qu'il mettait dans la lampe qu'on allumait la nuit devant une image de la très sacrée Vierge, qui était dans le vestibule du logis. Car les Turcs ont beaucoup de respect pour la Mère de Notre-Seigneur Jésus-Christ qu'ils honorent comme un grand prophète. Quelques-uns, qui lui voyaient faire cette action, se moquaient de lui ; mais il se moquait de leurs moqueries, et leur disait : « Vous ne savez pas que j'espère de la bonne Marie (car il l'ap.

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