Eccli. XXIV
bassesses de son enfance, qui ne soit très grand, et qui ne mérite les mêmes adorations qui appartiennent à la divine Majesté.
La seconde, que cet adorable Fils de Dieu a rendu et rendra éternellement à son Père une gloire infinie, même par les plus petites choses qui se sont passées en lui durant le cours de sa vie mortelle sur la terre ; à raison de quoi tout ce qui est en lui mérite d'être adoré et glorifié infiniment par toutes les créatures de la terre et du ciel.
La troisième, qu'il n'a rien fait en ce monde que pour notre salut, et par un amour incompréhensible envers
nous.
La quatrième, que tout ce qui est en lui est source de grâce, de vie et de bénédiction pour nous.
La cinquième, que tous ses mystères et toutes ses actions sont la règle que nous devons suivre, et le modèle sur lequel nous devons former nos mœurs et nos déportements. A raison de quoi saint Paul veut que nous le regardions continuellement : Aspicientes, dit-il, in auctorem fidci, et consummatorem Jesum1 :« Ayons toujours devant les yeux l'auteur et le consommateur, le principe et la fin de notre foi et de notre religion, qui est Jésus », pour lui rendre nos adorations et nos devoirs dans tous les états et mystères de sa vie, pour en tirer les fruits que nous devons, et pour le suivre et imiter dans les exemples de vertu et de sainteté qu'il nous y a donnés. Autrement, si nous ne le faisons pas, ce sera le principal sujet de notre condamnation au jour du jugement et à l'heure de notre mort. Car alors, tous les mystères et toutes les choses que notre Rédempteur a faites pour notre salut en la terre, qui sont maintenant autant de fontaines de grâce et de miséricorde pour nous, si nous n'y rendons les hommages et les reconnaissances que nous devons,