‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 31 sur 303 · PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRK II lio · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRK II lio

seront autant de bouches terribles qui prononceront contre nous l'arrêt de notre perdition.

Or, toutes ces raisons qui obligent les chrétiens d'honorer tous les états et mystères de la vie de Leur Sauveur, les engagent aussi, à proportion, de révérer tous les mystères et tous les états de la vie de sa divine Mère :

1. Parce qu'il n'y a rien en elle, non pas même dans les petitesses de son Enfance, qui ne soit très noble el très saint, et qui ne mérite les honneurs qui sont dus à celle qu'un Dieu a choisie pour être sa Mère.

il. D'autant que cette Reine de tous les Saints, ayant été plus remplie de grâce et de sainteté, mèine dans les premiers moments de sa vie, que les plus grands Saints dans les derniers de leurs jours, ainsi que nous verrons ci-après, et ayant toujours fait toutes ses actions, même les plus basses, selon l'étendue de la grâce qui était en son âme, elle a toujours rendu un très grand honneur à Dieu dans les plus petites choses qui se sont passées en elle. A raison de quoi tout ce qui est en elle mérite des vénérations très singulières.

3. Parce qu'elle n'a rien fait, en tous les états de sa vie, que pour coopérer avec son Fils à l'ouvrage de notre salut, ou pour se disposer à cette merveilleuse coopération.

4. Parce qu'étant la Mère de grâce, et la source, après Dieu, de toutes les bénédictions du christianisme : Omnia bona venerunt nobis pariter cum Ma1, tout ce qui est en elle porte grâce et bénédiction pour ceux qui la servent et honorent.

5. D'autant que Dieu nous l'ayant donnée pour être notre Reine et notre Mère, outre que nous devons révérer tout ce qui est d'une si grande Reine et d'une si digne

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