‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 39 sur 303 · Rom. I, 4. — 2. Ibid · texte numérisé non relu

Rom. I, 4. — 2. Ibid

7(i l'enfance admirable

merveilles, qui ne conviennent qu'à la grandeur d'une Mère de Dieu.

Comme la fin de la prédestination de Jésus est de nous le donner ponr être notre Sauveur, noire médiateur entre son Père et nous, notre Père, notre exemplaire, notre trésor, notre gloire, notre paradis, notre esprit, notre cœur, notre vie, notre tout : aussi, la fin de la prédestination de Marie est de nous la donner pour coopérer avec son Fils à notre rédemption, pour être notre médiatrice entre lui et nous, pour être notre Mère, notre nourrice, notre gouvernante, notre vie, notre consolation, notre espérance, vita, dulcedo et spes nostra ; pour être notre lumière dans nos ténèbres, lux mundi, dit saint Laurent Justinien J ; notre force dans nos faiblesses, notre secours dans nos misères, notre refuge dans toutes nos nécessités, et notre modèle dans nos mœurs et dans nos actions ; et pour exercer tous ces offices au regard de nous-mêmes par le mystère de son Enfance, dans lequel l'Église la regarde, la reconnaît et la salue comme Mère du Fils de Dieu, et comme Mère de tous les enfants de Dieu : Salve sancla parens, et conséquemment comme ayant toutes les qualités susdites au regard d'eux. 0 Mère admirable de Jésus, votre Fils est tout nôtre, et vous êtes toute à nous ; tous vos états, tous vos mystères, toute votre vie, depuis le premier moment jusqu'au dernier, sont à nous. Je ne m'étonne pas si vous avez tant de bonté et tant de miséricorde pour les pécheurs, et si la sainte Église chante ces paroles :

Peccatores non abhorres, Sine quitus numguam fores Tanto digna Filin :

« Vous n'avez point horreur des pécheurs, sans lesquels vous ne seriez point Mère d'un Fils qui est Dieu. » Mais je

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