I. Enfatue admirable, '■>' p., eb
16 l'enfance admirable
L'ouvrage forme un volume in-12 de 68t pages, sans compter les 34 pages du commencement qui ne sont pas numérotées. L'impression en est à la t'ois très belle et très correcte. A la fin, on trouve le petit Office de l'Immaculée Conception, le petit Office de la Sainte Enfance de Marie, et les Litanies composées par le P. Eudes en son honneur.
Comme l'indique le titre, Fauteur fit hommage de son livre à la reine, Marie-Thérèse d'Autriche, femme de Louis XIV. Dans l'épître dédicatoire qu'il lui adressa, il fait allusion à ses bontés pour lui. La reine, en effet, lui avait témoigné beaucoup de bienveillance durant les missions qu'il avait prêchées à Versailles (1671) et à Saint-Germain-en-Laye (1673). En se conciliant, par cette démarche, les bonnes grâces de la reine, le P. Eudes espérait peut-être quelle lui aiderait à rentrer en grâce auprès du roi, très irrité contre lui en ce moment. De fait, Marie- Thérèse accueillit favorablement l'ouvrage du Vénérable1 ; mais ce n'est que plus tard que celui-ci parvint à reconquérir la faveur de Louis XIV2.
\J Enfance admirable ne fut pas rééditée, croyonsnous, du vivant du P. Eudes.
On rencontre parfois, il est vrai, certains exemplaires qui portent, avec le millésime 4678, le titre suivant :
L'Education des Filles, sur le modèle de l'Enfance admirable de la très sainte Vierge Marie, Mère de Dieu. Dédiée à la Heine. Par leï*. J. Eudes, Prêtre, Supérieur de la Congrégation des Séminaires de Jésus et Marie. A Paris, chez René Guignard. Avec approbation et pri vilège.
Mais ce n'est pas là une nouvelle édition du livre.
1 Martine, Vie du P. Eudes, tome 2, p. 302. 2. Memoriale benefieiorum Dei, n. 93 sq.
A pari le titre, ces exemplaires ne diffèrent en rien de ceux qui portent la date de 1070. Le format, le nombre des pages, le papier, les fautes et défectuosités d'impression, tout est identique, preuve évidente que le libraire n'a fait que changer le titre du livre, peut-être pour e*i faciliter léeoulement. Ce nouveau titre, d'ailleurs, rie convenait guère à l'ouvrage du P. Eudes, car on verra par l'analyse que nous en donnerons, qu'il n'y estquestion qu'accidentellement de l'éducation des filles.
\J Enfance admirable fut rééditée en 1834, à Clermont-Ferrand, par Thibaud-Landriot, dans la Bibliothèque du Séminariste, où elle forme deux volumes de 300 et 1S9 pages. A part l'épitre à la reine, les approbations des Docteurs, les petits Oflices et les Litanies de la sainte Enfance qui font défaut, l'éditeur de Clermont a reproduit tel quel le texte du P. Eudes, en se contentant, comme nous le faisons nous-mêmes, de changer l'orthographe. Seulement, pour compléter le second volume, il y a ajouté un opuscule du P. de (iallifet sur ['Excellence et la pratique de la dévotion à la sainte Vierge.