Manuel, 2e p., pour le lundi
"y. Le P. Eudes la faisait célébrer le 12 octobre sous le rite double majeur, avec un office propre, que l'on trouvera parmi ses Œuvres liturgiques.
6. Cette statue, devant laquelle le P. Eudes avait si souvent médité les mystères de l'Enfance admirable, fut donnée aux Religieuses de N.-l). de Charité de Caen en 1721. Elles l'attribuèrent au noviciat, et chaque année, les novices l'apportaient solennellement dans l'avant-chœur pendant la fête et l'octave de la Nativité. Cf. Ory. Les Origines de N. D. de Charité, p. 24!).
[NTRODUCTION 15
(Test pour répandre la dévotion à la sainte Enfance de Marie que le P. Eudes composa Y Enfance admirable. « «Tai travaillé à mettre ce livre au jour, ditil en s'adressant à Marie, afin de vous faire connaître un peu à ceux qui le liront, et de contribuer par ce moyeu au salut de quelques âmes. Je reconnais en la face du ciel et de la terre, que tout ce qu'il y a de bon, je l'ai reçu, par votre moyen, de votre Fils unique, qui est le très unique principe de tout bien ; et que je n'ai point eu d'autre intention que de lui rendre gloire en écrivant les louanges de votre admirable Enfance, parce que l'honneur de la Mère est la gloire du Fils'. »
Nous ne saurions dire à quelle époque le Vénérable entreprit la composition de son livre, mais il dut l'achever vers 1672; car c'est cette année-là qu'il obtint des docteurs Le Goulx, de Blanger, Camuset et Le Vavasseur les approbations requises pour l'impression. Le 20 avril de l'année suivante, on lui accorda un privilège royal de dix ans, dont il céda la jouissance à Hené (îuignard, libraire à Paris. Touteibis il devait s'écouler encore trois ans avant la publication du livre, qui parut enfin le 9 avril 1676, sous ce titre :
V Enfance admirable de la 1res sainte Mère de Dieu, dédié à saint Joachiiu et à sainte Anne, présenté à la Reine, et adressé à toutes les Religieuses de Saint Benoît, de Sainte Ursule, de lu Congrégation de Notre-Dame, de la Visitation, et à toutes les autres qui reçoivent des petites filles dans leurs Monastères pour les élever en la crainte et en l'amour de Dieu. Par le P. .1. Eides, Prêtre Supérieur de la Congrégation des Séminaires deJésuset Marie. A Paris, chez René Guignard. MDCLXXVI. Avec approbation et privilège.