XXII. — Élévation à Jésus dans l'affliction
OJksus, mon Seigneur, me voici prosterné à vos pinls, adorant, bénissant et aimant de tout mon cœur votre divine Providence, en tout ce qu'il lui plaît pour maintenant, et en tout ce qu'il lui plaira pour jamais ordonner ou permettre au regard de moi et de tout ce qui me touche ; car vos ordonnances et vos permissions, û grand Dieu, sont également adorables et aimables. Oui, mon Sauveur, que votre sainte volonté soit faite en tout et partout, malgré toutes les répugnances de la mienne ; et que vos divines ordonnances et permissions soient éternellement adorées et glorifiées.
Je reconnais, ô mon Dieu, et j'avoue en la face du ciel et de la terre, que vous êtes juste, et que je mérite bien cette peine, voire mille fois davantage pour le moindre de mes péchés. C'est pourquoi, nonobstant toutes les contradictions de mon esprit, je veux embrasser cette affliction de toute l'étendue de ma volonté, par hommage à votre divine justice, par soumission à votre sainte volonté, en l'honneur des souffrances extrêmes que vous avez portées en la terre, en satisfaction de mes péchés, pour l'accomplissement des desseins que vous daignez avoir sur moi, et comme une chose procédant de votre main très aimable et de votre Cœur tout plein d'amour pour moi.
Béni soyez-vous, o bon Jésus, de ce qu'il vous plaît me donner occasion de souffrir quelque chose pour l'amour de vous. Faites-moi participant, s'il vous plaît, de l'amour, de l'humilité, de la patience, douceur et charité avec laquelle vous avez souffert, et me donnez la grâce que je souffre toutes choses pour votre gloire et pour votre pur amour.