‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostoliqueChapitre 227 sur 252 · III. — A la Très Sainte Vierge · texte numérisé non relu

III. — A la Très Sainte Vierge

OMère de Jésus, je vous salue et honore, autant qu'il m'est possible, dans le moment de votre sainte conception, dans l'état de votre résidence aux entrailles sacrées de votre bienheureuse mère, dans l'instant de votre naissance au monde. J'honore en vous toutes les saintes dispositions de votre àme divine. J'honore tout l'amour, toutes les adorations, louanges, oblations et bénédictions que vous avez rendues pour lors à Dieu. Et en union du même amour, pureté et humilité avec laquelle vous l'avez adoré, aimé et glorifié, et lui ave/ référé votre être et votre vie, j'adore, je bénis et aime mon Dieu avec vous de tout mon cœur et de toutes mes puissances, et je lui réfère, consacre et sacrifie pour jamais ma vie et mon être avec toutes ses appartenances. Comme aussi, vous reconnaissant, ô Vierge sainte, comme la Mère de mon Dieu, et par conséquent comme ma souveraine Dame, je vous réfère et vous donne, après Dieu, tout l'état de mon être et de ma vie, et vous supplie très humblement d'offrir à Dieu pour moi tout l'amour, la gloire et les devoirs que vous lui avez rendus en votre naissance, en satisfaction de mes manquements ; et de faire en sorte, par vos prières et mérites, que tous les états, actions et souffrances de ma vie rendent un hommage immortel à tous les états, actions et souffrances de la vie de votre Fils et de la vôtre.

IV. — Pour les Anges et les Saints que nous avons eu obligation de saluer en notre naissance.

\ près avoir rendu les devoirs précédents à Xotre-Sei- -£*- gneur et à sa très sainte Mère, il faut saluer et honorer le saint Ange gardien qui nous a été donné de Dieu en notre naissance ; les Anges gardiens de nos père et mère, de la maison, du lieu et de l'évèché auquel nous sommes nés ; l'ordre des Anges avec lesquels Dieu a dessein de nous associer dans le ciel ; comme aussi les Saints du jour, du lieu, et du pays auquel nous avons pris naissance. Il faut les remercier des faveurs que nous avons reçues d'eux ; nous offrir et donner à eux pour les honorer en toute notre vie en la manière que Dieu le désire de nous; les prier qu'il nous offrent à Notre-Seigneur, qu'ils se servent de nous pour le glorifier, qu'ils lui rendent pour nous tous les devoirs que nous aurions dû lui rendre en notre naissance, et qu'ils nous obtiennent de lui, par leurs prières, nouvelle grâce et force pour commencer une nouvelle vie, qui désormais soit toute consacrée à la gloire de la sienne.

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