‹ Œuvres complètes. Éd définitive (volume 3)Chapitre 103 sur 325 · QU1N0L A · texte numérisé non relu

QU1N0L A

Je le crois bien, je me surveille moi-même.

AVALOI\OS.

Vous l'intimidez, c'est un honnête garçon. Voyons! tu t'es une idée de la fortune.

QUINOLA

Jamais, je l'ai vue à de trop grandes distances.

AVALOROS.

Et quelque chose comme deux mille écus d'or...

QUINOLA

Quoi? plaît-il? J'ai des éblouissements. Cela existe donc, * mille écus d'or? Etre propriétaire, avoir sa maison, sa serva son cheval, sa femme, ses revenus, être protégé par la Sainte— i mandad, au lieu de l'avoir à ses trousses; que faut-il faire?

AVALOROS.

M'aider à réaliser un contrat à l'avantage réciproque de maître et de moi.

QUINOLA

J'entends! le boucler. Tout beau, ma conscience! taisez-vous, ma belle! on vous oubliera pour quelques jours, et nous ferons bon ménage pour le reste de ma vie.

AVALOROS, à Sarpi.

Nous le tenons.

SARPI t à Avaloros.

H se moque de nous ! il serait bien autrement sérieux.

# QUINOLA

Je n'aurai sans doute les deux mille écus d'or qu'après la signature du traité ?

SARPI, vivement.

Tu peux les avoir auparavant.

QUINOLA

Bah ! (u tend la main.) donnez !

AVALOROS.

En me signant des lettres de change... échues.

QUINOLA

Le Grand Turc ne présente pas le lacet avec plus de délicatesse.

SARPI

Ton maître a-t-il son vaisseau ?

QUINOLA

Valladolid est loin, c'est vrai, monsieur le secrétaire ; mais nous y tenons une plume qui peut signer votre disgrâce.

SARPI

te l'écraserai.

QUINOLA

te me ferai si mince, que vous ne pourrez pas.

Eh ! maraud, que veux-tu donc ?

QUINOL\.

*h 1 voilà parler d'or.

xviii. 12

THÉÂTRE

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