‹ Œuvres complètes. Éd définitive (volume 3)Chapitre 104 sur 325 · SCÈNE V Les Mêmes, hors PAQUITA · texte numérisé non relu

SCÈNE V Les Mêmes, hors PAQUITA

QUINOLA va au-devant de la Brancador.

Madame, mon maître parle de se tuer s'il n'a son vaisseau, c le comte Sarpi lui refuse depuis un mois; le seigneur Avala lui demande la vie en lui offrant sa bourse, comprenez-vous (a pan.) Une femme nous a sauvés à Valladolid, les femmes il sauveront à Barcelone. (Haut, à la Brancador.) Il est bien triste!

AVALOROS.

Le misérable a de l'audace.

QUINOLA

Et sans argent, voilà de quoi vous étonner.

SARPI , à Quinola.

Entre à mon service.

Je fais plus de façons pour prendre un maître.

FAUSTINE, à part.

11 est triste! (Haut.) Eh quoi! vous, Sarpi, vous, Avaloros, p qui j'ai tant fait, un pauvre homme de génie arrive, et, au lieu

le protéger, VOUS le persécutez... (Mouvement chez Avaloros et Sa

Fi!... fi!... vous dis-je. (a Quinola.) Tu vas bien m'expliquer le trames contre ton maître.

SARPI, à Faustino.

Ma chère cousine, il ne faut pas beaucoup de perspicacité p deviner quelle est la maladie qui vous tient depuis l'arrivée d< Fontanarès.

AVALOROS, à Faustine.

Vous me devez, madame, deux mille écus d'or, et vous aurez encore à puiser dans ma caisse.

FAUSTINE

Moi! Que vous ai-je demandé?

AVALOROS.

Rien, mais vous acceptez tout ce que j'ai le bonheur de vous offrir.

FAUSTINE

Votre privilège pour le commerce des blés est un monstrueux abus.

Je vous dois, madame, deux mille écus d'or.

FAUSTINE

Allez m'écrire une quittance de ces deux mille écus d'or que je vous dois, et un bon de pareille somme, que je ne vous devrai pas. (a sarpi.) Après vous avoir mis dans la position où vous êtes, vous ne seriez pas un politique bien fin, si vous ne gardiez mon secret.

SARPI

te vous ai trop d'obligations pour être ingrat.

FAUSTINE, à part.

M pense tout le contraire, il va m'envoyer le vice-roi furieux. is°n s*ïpi.)

Page 1