‹ Œuvres complètes. Éd définitive (volume 3)Chapitre 13 sur 325 · XVIII · texte numérisé non relu

XVIII

THÉÂTRE

LE DUC

Je ne réponds plus de votre fils, madame.

LA DUCHESSE

Avez-vous bien pesé cette menace?

LE DUC

Vous devez me connaître.

LA DUCHESSE

Mais vous ne me connaissez pas, vous! Vous ne répondez plus • de mon fils? eh bien, prenez garde au vôtre ! Albert me répond des jours de Fernand. Si vous surveillez mes démarches, je ferai surveiller les vôtres; si vous avez la police du royaume, moi, j'aurai mon adresse et le secours de Dieu ! Si vous portez un coup à Fernand, craignez pour Albert. Blessure pour blessure! Allez!

LE DUC

Vous êtes c'.iez vous, maiam3, je me suis oublié. Daignez m'excuser, j'ai tort.

LA DUCHESSE

Vous êtes plus gentilhomme que votre fils; quand' il s'emporte, il ne s'excuse pas, lui !

LE DUC, à part^

Sa résignation jusqu'à ce jour était-elle de la ruse? Attendait-on le momsnt actuel? Oh! les femm3s conseillées par les bigots font des chemins sous terre comme le feu des volcans ; on ne s'en aperçoit que quand il éclate. Elle a mon secret, je ne tiens plus son enfant, je puis ôtre vaincu, (n son.)

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