MARI
Biais, en promettant d'aller dans un couvent, j'ai obtenu de mon >ô*"e le droit de venir ici : je voulais mettre une espérance dans nés adieux; voici les épargnes de la jeune fille, de votre sœur, ce jue j'ai gardé pour le jour où tout vous abandonnerait.
FONTANARÈS.
Et qu'ai-je besoin, sans vous, de gloire, de fortune, et môme de vie?
MARIE
Acceptez ce que peut, ce que doit vous offrir celle qui sera votre femme. Si je vous sais malheureux et tourmenté, l'espérance me «luïttera dans ma retraite, et j'y mourrai, priant pour vous!
QUINOLA, à Marie.
Laissez-le faire le superbe, et sauvons-le malgré lui. Chut! je
Passe pour SOn grand-père. (Marie donne son aumonière à Quinola.) LOTHUNDIAZ , à don Ram on.
Ainsi, vous ne le trouvez pas fort?
DON RAMON
Lequel? Oh! lui! c'est un artisan qui ne sait rien et qui sans doute aura volé ce secret en Italie.
LOTHUNDIAZ.
Je m'en suis toujours douté; comme j'ai raison de résister à ma fille et de le lui refuser pour mari !
DON RAMON
• Il la mettrait sur la paille. Il a dévoré cinq mille sequins et s'est Endetté de trois mille, eh huit mois, sans arriver à un résultat! ^h! parlez-moi de son grand-père, voilà un savant du premier °*>lref et il a fort à faire avant de le valoir, (n montro Quinola.)
LOTHUNDIAZ.
Son grand-père?...
216 THÉÂTRE
QUINOLA
Oui, monsieur, mon nom de Fontanarès s'est changé, à Vera* en celui de Fontanaresi.
LOTHUNDIAZ.
Vous êtes Pablo Fontanarès?
QIWNOLA.
Pablo, lui-même.
LOTHUNDIAZ.
Et riche ?
QUINOLA
Richissime !
LOTHUNDIAZ.
Touchez là, monsieur! vous me rendrez donc les deux mil 1^ quins que vous empruntâtes à mon père.
QUINOLA
Si vous pouvez me montrer ma signature, je suis prêt à y 1 honneur.
MARIE, après une conversation avec Fontanarès.
Acceptez pour triompher, ne s'agit-il pas de notre bonheur?
FONTANARÈS.
Entraîner cette perle dans le gouffre où je me sens toir»l
(Quinola et Monipodio disparaissent.)